Comment créer instantanément un climat de confiance avec n’importe quel client
Article de Mario Loubier
Dans un monde où les produits se ressemblent de plus en plus et où les clients sont mieux informés que jamais, une vérité demeure immuable : les gens n’achètent pas simplement un véhicule, une assurance ou un service. Ils achètent une relation. Et cette relation repose sur un élément fondamental que peu de vendeurs maîtrisent réellement : le lien.
Le lien, c’est quoi au juste ?
Le lien, c’est ce qui vous connecte profondément à votre client. Ce n’est pas seulement une conversation agréable ou un intérêt commun. C’est ce sentiment que la personne en face de vous vous comprend, vous respecte et vous met naturellement en confiance.
Plus ce lien est fort, plus la relation devient solide. Et plus la relation est solide, plus la vente devient naturelle — parfois même inévitable.
Pourquoi le lien change tout ?
Dans une interaction de vente, le client vous juge dès la première seconde. Avant même que vous n’ouvriez la bouche, il analyse votre langage corporel, votre énergie et votre intention. Si le lien ne se crée pas rapidement, vous resterez un vendeur parmi tant d’autres.
Mais si vous faites naître un lien authentique, vous devenez immédiatement une option privilégiée. Vous n’êtes plus un représentant. Vous devenez la personne avec qui il est agréable, rassurant et facile de faire affaire.
Comment créer ce lien ?
Le lien n’est pas un hasard : c’est une compétence. Les vendeurs d’élite excellent dans quelques comportements simples, mais puissants.
D’abord, ils savent mettre les clients à l’aise dès les premières secondes. Comment ? En souriant, en adoptant un ton humain et en parlant avec familiarité, comme s’ils connaissaient déjà la personne. Cette familiarité accélère instantanément la confiance.
Ensuite, ils posent des questions. Pas les questions classiques d’un questionnaire de vente, mais des questions humaines : d’où vous venez, qu’est-ce qui vous passionne, pourquoi vous avez choisi votre métier. Ces questions font parler le client… et un client qui parle est un client qui s’ouvre.
Ils savent aussi écouter, vraiment. Écouter pour comprendre, pas pour répondre. Écouter pour repérer les petits détails qui deviendront les points d’ancrage du lien.
Enfin, ils créent un environnement relaxant. Pas de pression, pas de stress. Quand une personne se sent bien, elle reste, elle écoute et elle fait confiance.
Le facteur humain : votre avantage injuste
Le produit peut être bon. Le prix peut être agressif. La technologie peut être impressionnante. Mais rien ne remplacera jamais la chaleur humaine, l’authenticité et la connexion.
La gentillesse, la familiarité, l’humour, l’écoute… ce sont des superpouvoirs. Et surtout, ce sont les seuls éléments que vos compétiteurs ne pourront jamais copier.
La vraie mesure du succès
Les meilleurs vendeurs ne se contentent pas de conclure une transaction. Ils bâtissent des relations durables. Ils créent des amitiés professionnelles. Ils génèrent des références spontanées.
Leur force ne réside pas dans le fait de “faire une vente”, mais dans leur capacité à faire en sorte que les clients aient envie de revenir… encore et encore.
Le lien est le moteur invisible qui propulse toutes les grandes ventes. Il transforme des inconnus en clients, puis en ambassadeurs. Il rend les conversations plus faciles, les négociations plus fluides et les transactions plus agréables.
Dans un monde où tout s’uniformise, la seule chose impossible à automatiser ou à remplacer, c’est vous et la manière unique que vous avez de créer un lien avec vos clients.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn. Apellez moi maintenant: 514-434-9423
3 techniques de réponse aux objections
Article de Mario Loubier
Les objections font partie de la vente. Au lieu de les craindre pourquoi ne pas développer des techniques de réponse. Dans cette vidéo nous abordons les 3 étapes simples afin de traiter la majorité des objections de façon à éviter la confrontation et gagner une vente.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn. Apellez moi maintenant: 514-434-9423
Ce que maîtrisent les meilleurs vendeurs…. et que personne n’enseigne
Article de Mario Loubier
Le super-pouvoir le plus sous-estimé en vente : faire attention
On parle souvent de “talent naturel” en vente, de charisme, de tchatche, de closing, de techniques… Mais on oublie un super-pouvoir simple, accessible à tous, et pourtant extrêmement rare : La capacité à vraiment faire attention.
Quand tu comprends ça, tu réalises que :
La différence entre ceux qui performent et ceux qui survivent, ce n’est pas toujours le produit, le prix ou la conjoncture. C’est la capacité à voir la petite fenêtre d’opportunité que les autres manquent parce qu’ils ne regardent pas, n’écoutent pas, ou n’y croient plus.
Les pros ne manquent rien
Un vendeur immature veut surtout parler, expliquer, convaincre. Un vendeur mature veut surtout comprendre.
Les pros ne manquent rien. Ils écoutent les mots… Mais aussi les silences, les hésitations, les regards, l’énergie, les insécurités, les peurs, les contradictions.
Dans chaque conversation avec un client, il y a :
Ce “détail” fait souvent la différence entre :
Connaissance produit vs connaissance des gens
Oui, c’est important de connaître ton produit, ton entreprise, tes garanties et tes options et tes promotions.
Mais ce n’est pas là que se joue la partie. Le vrai levier, c’est la connaissance des gens :
Si tes clients ne sentent pas que tu te soucies vraiment d’eux, tes connaissances des produits ne valent pas grand-chose. Tu peux être le meilleur technicien du monde : Si on ne sent pas que tu "care", ton discours ne passe plus.
La vente, c’est comme la guerre : ne pas faire attention coûte cher
Imagine la vente comme une guerre stratégique (positive, évidemment) :
Chaque petite commission, chaque “ça n’a pas marché”, chaque client qui “doit réfléchir”, cache souvent :
Faire attention, c’est aussi poser les bonnes questions. Exemple typique :
« Je dois en parler à mon frère. » Un vendeur moyen va répondre : « Parfait, appelez-moi après. » Un pro va creuser : « Est-ce qu’il va participer au paiement mensuel, à la mise de fonds, ou aux deux ? »
Souvent, la réponse est : « À aucun des deux. » Conclusion : c’est le client devant toi qui prend réellement la décision et qui supporte la dépense.
Sans cette question de plus, tu laisses partir le pouvoir de décision… alors qu’il était déjà là.
Tout est une compétence (donc ça s’apprend)
La bonne nouvelle, c’est que ce super-pouvoir n’est pas réservé à quelques élus.
Faire attention est une compétence. Tout peut s’apprendre.
Les meilleurs ne sont pas “nés avec ça”. Ils ont simplement :
Entre l’endroit où tu es et l’endroit où tu veux aller, il y a une chose : Le travail que tu évites encore.
En vente, tu ne deviens pas excellent en une journée. Tu deviens excellent jour après jour :
L’immersion totale dans l’art de faire attention
Je t’invite à tester ceci dans les prochains jours :
Et maintenant ?
Si tu veux un vrai avantage dans ton marché, ce n’est peut-être pas un nouveau script qu’il te faut… mais un nouveau niveau d’attention.
Si ce sujet te parle et que tu veux aller plus loin sur :
Reste connecté : j’en parle régulièrement dans mes publications et dans mon infolettre.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn. Apellez moi maintenant: 514-434-9423
Une leçon sur l’art d’embaucher la bonne personne selon l’homme le plus riche du monde
Article de Mario Loubier
Il existe un vieux dicton en affaires lorsqu’il s’agit d’embaucher :
« Embauchez pour l’attitude, formez pour les compétences. »
J’ai déjà partagé plusieurs réflexions liées à cette citation dans divers articles et vidéos. Alors, pourquoi en reparler ? D’abord, parce que c’est une idée qu’il vaut la peine de revisiter pour nous rappeler une vérité fondamentale, surtout dans le domaine du service et de l’expérience client. Ensuite, parce que j’ai récemment entendu une version de cette phrase qui en saisit toute l’essence et souligne encore davantage l’importance de l’attitude par rapport aux compétences.
Serge Beauchemin, ancien Dragon à l’émission Dans l’œil du dragon, souligne souvent l’importance du savoir-être dans le succès professionnel. Selon lui, les compétences techniques peuvent toujours s’acquérir avec le temps et la formation, mais l’attitude, elle, reflète les valeurs profondes et la manière d’être d’une personne. C’est pourquoi il préconise d’embaucher d’abord pour le caractère et la compatibilité culturelle, puis de former pour les compétences. Cette approche met l’accent sur l’humain avant tout : un employé motivé, respectueux et curieux apprendra toujours plus vite qu’un expert sans ouverture d’esprit.
À l’heure où j’écris ces lignes, l’homme le plus riche du monde est Elon Musk, PDG de Tesla et fondateur de SpaceX, avec une valeur nette estimée à plus de 500 milliards $. Que l’on apprécie ou non sa manière de faire des affaires, il faut reconnaître qu’il a parfois des idées qui méritent qu’on s’y attarde. Sa vision de ce vieux dicton en fait partie. Il renforce le concept d’embaucher pour l’attitude lorsqu’il déclare :
« Les compétences peuvent s’enseigner, mais changer une attitude exige une greffe de cerveau. »
Un autre homme dont il faut écouter les propos est Jim Bush, alors vice-président exécutif des services mondiaux chez American Express, responsable des centres de soutien aux clients à travers le monde. Il expliquait que s’il devait choisir entre une personne ayant plusieurs années d’expérience dans un centre d’appels et une autre ayant travaillé à la réception d’un hôtel, il choisirait la seconde.
Bush disait :
« Nous parlons d’engagement humain, et cela demande la capacité de créer une connexion. »
C’est pourquoi American Express a commencé à recruter des gens issus de l’hôtellerie : ils avaient l’attitude recherchée. Une fois embauchés, il suffisait de leur enseigner les compétences techniques nécessaires pour utiliser les systèmes informatiques d’un centre de contact.
Bien sûr, certains métiers exigent des compétences précises, peu importe l’attitude – et vous avez raison de le penser. Un chirurgien doit terminer ses études de médecine avant d’opérer. Un électricien doit apprendre son métier avant de câbler une maison. Certains rôles requièrent une expertise technique. Cependant, si vous embauchez quelqu’un de compétent mais avec une mauvaise attitude, cette personne peut nuire à votre culture d’entreprise et faire fuir vos clients. Il faut donc comprendre ce principe dans son véritable esprit.
Revenons à la phrase de Musk sur la « greffe de cerveau ». Ce commentaire illustre de façon audacieuse que l’attitude n’est pas quelque chose qu’on peut télécharger comme un logiciel : elle est câblée en profondeur. L’attitude d’une personne s’est formée tout au long de sa vie, depuis l’enfance. Les leaders qui comprennent cela se concentrent sur le recrutement de gens qui arrivent déjà avec le bon état d’esprit, une attitude en phase avec la personnalité de l’entreprise.
La leçon à retenir est simple : embauchez des gens qui se soucient sincèrement de ce qu’ils font. Ensuite, enseignez-leur les compétences spécifiques dont ils ont besoin pour accomplir leur travail efficacement.
On peut former à la compétence, mais on ne peut pas former à la bienveillance.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
Comment faire en sorte que chaque client se sente comme votre SEUL client
Article de Mario Loubier
Ce matin j'ai assisté à une belle expérience de personnalisation. Le client se présente dans l'aire de service d’un concessionnaire automobile. Un valet l'accueil en lui demandant son nom afin de confirmer son rendez-vous. Il donne alors cette information au conseiller technique qui se présente devant le client en disant simplement : Bonjour Monsieur Loubier je vous souhaite la Bienvenue chez ABC automobile mon nom est Michel et j'aurai le plaisir de vous servir aujourd'hui.
Le concept de personnalisation attire de plus en plus l’attention. Selon une étude annuelle sur l’expérience client, près de huit clients sur dix (79 %) aux États-Unis estiment qu’une expérience personnalisée est importante.
Mais qu’est-ce qu’une expérience personnalisée ?
C’est simple : il s’agit d’utiliser les données et informations du client (avec son autorisation, bien sûr) — telles que ses préférences, ses comportements passés, ses habitudes d’achat, les notes prises lors d’interactions précédentes, etc. — afin d’adapter vos interactions, offres et communications selon ce que vous savez de lui.
Cela permet également de regrouper les clients en segments. Par exemple, si vous vendez des chaussures et qu’un client a acheté trois paires de souliers de golf au cours de la dernière année, vous ne lui proposerez pas des chaussures de course. Par contre, vous pourriez l’informer — ainsi que d’autres clients semblables — des plus récents développements en matière de chaussures de golf et lui suggérer d’autres produits liés à ce sport.
Ce type d’expérience personnalisée donne au client le sentiment d’être reconnu et valorisé, plutôt que traité comme une simple transaction générique.
De la personnalisation à l’individualisation
Il existe toutefois un niveau supérieur : l’individualisation.
La personnalisation fait que le client se sent reconnu.
L’individualisation fait qu’il se sent véritablement compris.
Ce niveau avancé découle de la quantité de données qu’on peut recueillir sur chaque client, combinée à la capacité de l’intelligence artificielle (IA) d’interpréter ces données avec une précision remarquable.
La différence ? On ne parle plus de segmentation de clients, mais bien d’une expérience unique et sur mesure pour chaque individu.
Pourquoi est-ce si important pour l’expérience client ?
Parce que si la personnalisation permet à un client de se sentir reconnu et apprécié, l’individualisation amplifie cet effet de manière exponentielle.
L’individualisation : d’hier à aujourd’hui
Avant l’ère de l’IA, l’individualisation reposait sur le vendeur exceptionnel : celui qui vous reconnaissait, se souvenait de vos achats, connaissait vos goûts, savait prédire vos besoins et pouvait même vous appeler pour vous dire que votre marque favorite venait de lancer un nouveau produit.
Aujourd’hui, l’individualisation moderne, c’est lorsque vous vous connectez à Amazon et que le site vous salue, non seulement en vous proposant la même marque de dentifrice que vous avez achetée auparavant, mais aussi en vous rappelant que vous risquez d’en manquer bientôt.
Pas besoin d’IA coûteuse pour y arriver
Même si l’IA facilite ce type d’individualisation, vous n’avez pas besoin de logiciels coûteux pour offrir une expérience similaire.
Vous pouvez simplement porter attention.
L’un de mes clients excelle dans cet art : il envoie des cartes d’anniversaire manuscrites avec des messages personnalisés.
Et lorsqu’on l’appelle, il se souvient des détails de vos conversations précédentes.
Ce n’est ni de la magie ni de la haute technologie : il pose des questions, écoute les réponses et prend des notes afin de se rappeler des détails lors du prochain contact.
L’objectif ultime
Le but est simple : faire en sorte que chaque client se sente comme s’il était votre seul client. Que vous utilisiez l’IA ou simplement une attention sincère aux détails, le résultat est le même :Le client se sent valorisé et apprécié… et il reviendra naturellement.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
Qu'est-ce qui est le plus important : des employés satisfaits ou des clients satisfaits ?
Article de Mario Loubier
Je n’ai jamais été fan de ce genre de questionnement. C’est un peu l’histoire de l’œuf ou la poule. Les deux sont très importants et très inters reliés.
Est-ce que des employés satisfaits rendent les clients satisfaits, ou est-ce l'inverse ? Est-ce que des clients satisfaits rendent les employés satisfaits ?
J'ai écrit dans de nombreux articles et produit des vidéos sur ma chaine Youtube sur le sujet. Oui se concentrer sur l'expérience des employés améliore l'expérience client. La logique est simple. Si vous traitez bien vos employés, ils seront plus engagés envers leurs clients et leurs collègues. Ma devise a toujours été :
Ce qui se passe à l'intérieur d'une organisation est ressenti à l'extérieur par les clients.
J'ai eu l'occasion d’écouter une entrevue avec Sean Crichton-Browne, coauteur de The Human Culture Imperative. Il remet en question ce concept et, dans son livre, il explique comment des clients satisfaits rendent les employés plus heureux et plus engagés.
Les idées de Crichton-Browne sont issues de ses années d'expérience dans la vente. Il a déclaré : « J'étais heureux lorsque mes clients étaient heureux. Car en fin de compte, lorsque je recevais un appel téléphonique d'un client mécontent, je devenais extrêmement malheureux. » En d'autres termes, le climat émotionnel lié au bonheur (ou au malheur) d'un client avait un impact direct sur la satisfaction des employés.
L'approche « outside-in » (de l'extérieur vers l'intérieur) de Crichton-Browne renverse l'approche traditionnelle « des employés heureux égalent des clients heureux » et nous invite à commencer par la fin. Il soutient que lorsque les clients sont heureux, les employés sont plus fiers de leur travail, restent plus longtemps et sont plus engagés.
Bien que cette idée soit logique, je reste partisan de la mentalité « les employés heureux d'abord ». Peu importe la qualité de votre produit, si vous ne l'accompagnez pas d'un excellent service, le client finira par se tourner vers la concurrence. Ce service exceptionnel est le résultat d'employés exceptionnels qui interagissent positivement avec leurs clients. Vous ne voulez pas rendre malheureux les employés qui contrôlent l'expérience client. Encore une fois, ce qui se passe à l'intérieur de l'organisation est ressenti à l'extérieur par les clients.
Nous avons toutefois trouvé un terrain d'entente. Il ne fait aucun doute que des clients satisfaits améliorent le moral des employés. C'est comme un cercle vertueux. Les employés se sentent bien lorsque les clients sont satisfaits, et les clients se sentent bien lorsque les employés sont satisfaits. Selon M. Crichton-Browne, « l'un ne peut exister sans l'autre ».
Alors, que retenir de notre conversation ? Tout d'abord, ne vous laissez pas prendre au piège du débat « l'œuf ou la poule ». La vérité est que le bonheur des employés et celui des clients se nourrissent mutuellement. Les clients se sentent bien lorsque les employés sont engagés, et les employés se sentent bien lorsque les clients sont heureux. L'un ne peut exister sans l'autre, et ensemble, ils créent une dynamique qui incite les employés et les clients à revenir vous rendre visite.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
« Rien n’est parfait dans ce monde » : L’excuse facile qui fait perdre des clients
Article de Mario Loubier
Dans le secteur automobile, un 4 étoiles sur Google n’est pas un compliment anodin. Derrière cette note se cache une déception que trop de concessionnaires choisissent d’ignorer.
Une fausse réponse trop facile
Quand un client laisse 4 étoiles au lieu de 5, la réponse la plus fréquente entendue dans les concessions est : « Rien n’est parfait dans ce monde. » Pourtant avez vous déjà remarqué que JAMAIS personne qui donne 4 étoiles n'écrient cela dans les commentaires? ?
Cette phrase, qui se veut apaisante, est en réalité un piège. Elle traduit une résignation : plutôt que de chercher à comprendre pourquoi une étoile manque, on préfère se convaincre que la perfection est impossible.
Or, le client n’évalue pas selon une logique philosophique. Il exprime un ressenti : un détail, une petite promesse non tenue, une attente déçue.
Pourquoi les 4 étoiles comptent
Selon diverses études, plus de 85 % des consommateurs consultent les avis en ligne avant de prendre une décision d’achat, et plus de 70 % affirment qu’ils n’achètent pas un produit ou service en dessous d’une note moyenne de 4 étoiles.
Mais voici la nuance :
Or, dans un secteur comme l’automobile, où la fidélité repose autant sur la relation que sur le produit, l’enthousiasme est indispensable. Un client satisfait n’est pas forcément un client fidèle. Mais un client enchanté devient un ambassadeur.
Selon JD Power, chaque point de CSI perdu entraîne une baisse mesurable de la fidélité, ce qui affecte directement la rétention et la rentabilité. Les concessions qui excellent dans l’expérience client génèrent jusqu’à 25 % de revenus additionnels par véhicule vendu grâce aux services et à l’entretien.
Un 4 étoiles sur Google peut donc sembler rassurant… mais en réalité, c’est le signe d’une satisfaction fragile, vulnérable à la concurrence.
Exemples parlants dans l’automobile
? Le service après-vente : la promesse du temps Un client dépose sa voiture pour une vidange.
Résultat : ⭐⭐⭐⭐ ? La mécanique n’était pas en cause, mais la promesse non respectée a fait perdre une étoile.
? La livraison d’un véhicule neuf : le moment manqué Un client reçoit son véhicule flambant neuf. Tout est parfait… sauf que les tapis commandés ne sont pas arrivés.
Résultat : ⭐⭐⭐⭐ ? Pas de colère, mais une impression d’inachevé.
? La communication oubliée : le silence qui coûte cher Un client attend un appel pour être avisé que son véhicule est prêt. L’appel ne vient jamais.
Résultat : ⭐⭐⭐⭐ ? Le travail technique était irréprochable, mais le manque de suivi a gâché l’expérience.
La psychologie de la 5e étoile
La différence entre 4 et 5 étoiles est rarement matérielle. Elle relève du ressenti :
Cette 5e étoile repose donc sur trois leviers psychologiques :
Un enjeu stratégique pour les concessions
Les concessionnaires qui se contentent du « rien n’est parfait » passent à côté d’une mine d’or. Car derrière chaque 4 étoiles se cache une opportunité d’amélioration concrète et peu coûteuse.
? Exemple :
Ces initiatives coûtent peu, mais elles rapportent beaucoup :
La perfection n’existe peut-être pas. Mais dans l’automobile, chaque détail fait la différence.
Le danger n’est pas d’obtenir 4 étoiles. Le danger, c’est de s’en contenter en répétant : « Rien n’est parfait. »
Un 4 étoiles n’est pas un verdict. C’est une invitation. Et ceux qui choisissent d’y répondre construisent une réputation basée non pas sur le «correct», mais sur l’excellence. En refusant l’excuse du « rien n’est parfait », les concessions transforment des clients satisfaits en clients fidèles… et des clients fidèles en ambassadeurs.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
Pourquoi l'expérience des clients a plus de valeur que le prix
Texte de Mario Loubier
L’expérience client est devenue un facteur essentiel qui dépasse souvent l’importance du prix dans les décisions d’achat. Les consommateurs d'aujourd'hui recherchent bien plus qu'un produit abordable; ils souhaitent vivre une expérience positive et mémorable à chaque interaction avec une marque. Voici pourquoi l’expérience client est devenue si cruciale. Tout d'abord, une expérience client exceptionnelle crée une relation émotionnelle avec la marque. Les clients qui se sentent valorisés et écoutés sont plus susceptibles de rester fidèles, même si le coût est plus élevé. Une étude de PwC a montré que les clients sont prêts à payer jusqu'à 16 % de plus pour un produit ou service s'ils vivent une expérience positive. Ensuite, une expérience client de qualité peut transformer les clients en ambassadeurs de la marque. Lorsqu'ils ont vécu une expérience remarquable, ils partagent souvent cette expérience avec leurs proches et en ligne, ce qui génère de la publicité gratuite et attire de nouveaux clients. Enfin, une bonne expérience client réduit les coûts d’acquisition et de rétention. Les entreprises investissent moins dans la publicité et bénéficient d’un taux de rétention client plus élevé, réduisant ainsi les coûts associés à la recherche de nouveaux clients.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
La Règle de la Réalité : Traiter ses clients correctement, sans rien attendre en retour
Texte de Mario Loubier
La plupart d’entre nous avons appris très jeunes la Règle d’or : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’on te fasse. » C’est un principe universel qui s’applique parfaitement en affaires, surtout dans le service à la clientèle et l’expérience client. On pourrait la traduire simplement par : « Traite tes clients comme tu voudrais être traité. » Cela paraît logique… mais est-ce suffisant ?
Le Dr Tony Alessandra, a proposé une adaptation qu’il appelle la Règle de platine : « Fais aux autres ce qu’ils aimeraient qu’on leur fasse. » Son point est clair : tout le monde n’a pas les mêmes attentes que vous. En affaires, il faut donc s’adapter et traiter les clients selon leurs besoins et leurs préférences, pas les vôtres.
Cependant, même avec la meilleure intention, certaines interactions client ne se dérouleront pas comme prévu. Et si vous ne le réalisez pas, cela peut briser à la fois la satisfaction des employés et celle des clients, voire nuire à l’entreprise.
Le piège des attentes
Dans son livre Give Hospitality, Taylor Scott raconte l’histoire d’une employée qui quitte un emploi marqué par une culture toxique pour intégrer une entreprise où respect et dignité sont au cœur des relations. Lors de sa deuxième semaine de formation, elle lit sur un mur une citation de Rosa Parks :
« Rien dans la règle d’or ne dit que les autres nous traiteront comme nous les avons traités. Elle dit seulement que nous devons traiter les autres comme nous aimerions être traités. »
Cette phrase révèle une vérité fondamentale : traiter exceptionnellement bien un client ne garantit pas qu’il vous rendra la pareille. Pourtant, de nombreux employés tombent dans ce piège des attentes et se découragent lorsque, malgré un service hors pair, les clients demeurent exigeants, difficiles, voire impolis.
Les dangers sont réels :
La Règle de la Réalité
Après la Règle d’or et la Règle de platine, voici la Règle de la réalité :
Traitez bien vos clients, même si eux ne vous traitent pas bien.
Il ne s’agit pas ici de tolérer les abus verbaux ou les menaces. Ces comportements relèvent des « clients avec lesquels il ne vaut pas la peine de faire affaire ». Mais il faut accepter que certains clients soient en colère, agités ou simplement difficiles. Leur comportement ne doit pas dicter le vôtre.
La Règle de la Réalité repose sur trois piliers :
Lorsque votre équipe adopte la Règle de la Réalité, la magie opère. Les clients difficiles deviennent parfois vos meilleurs ambassadeurs. Les employés, eux, gagnent en satisfaction lorsqu’ils comprennent qu’ils ne contrôlent pas les réactions des clients, mais bien leur propre comportement. Et l’entreprise bâtit une réputation solide : celle de prendre soin de ses clients, même dans l’adversité.
Rappelez-vous : vous ne traitez pas bien vos clients pour qu’ils changent leur attitude, même si cela arrive parfois. Vous le faites parce que c’est la bonne chose à faire. Et, à long terme, c’est cette discipline qui incite vos clients à revenir vous visiter.
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Cinq façons de réagir aux commentaires de vos clients sur Internet
Texte de Mario Loubier
C'est une chose d'écouter ce que vos clients vous disent lorsqu'ils vous contactent directement par téléphone, e-mail, SMS ou message privé. Mais de nombreux clients préfèrent « se connecter » et laisser des commentaires sur les réseaux sociaux, les sites d'avis et les forums en ligne.
La question est donc : « Êtes-vous à l'écoute et prêt à résoudre les préoccupations des clients ? »
Par « écouter », j'entends « écoute sociale », c'est-à-dire prêter attention à ce que les clients disent de vous partout sauf directement à vous.
Au cours du mois dernier, on m'a posé deux fois des questions sur l'écoute sociale, les réponses aux enquêtes et la surveillance des commentaires et avis en ligne. Cependant, je tiens à souligner que les commentaires et avis ne se limitent pas aux sites d'avis classiques tels que Google, Yelp, TripAdvisor et autres. Vos clients partagent également leurs commentaires sur Facebook, Instagram et d'autres réseaux sociaux.
Ainsi, même si nous appelons cela « écoute sociale », un terme plus approprié serait peut-être « réaction sociale ». Si vous prenez le temps d'« écouter », c'est-à-dire de lire ou de regarder ce que les clients disent de vous, il est dans votre intérêt de réagir de manière appropriée.
Même si je pense que vous devez répondre à tous les commentaires et avis, il est particulièrement important de répondre aux commentaires négatifs. D'ailleurs, les avis négatifs ne sont pas si mauvais. Personne n'est parfait. Et aucune entreprise n'est parfaite. La question n'est pas de savoir si vous aurez un jour un client mécontent, mais quand. Quelque chose va forcément mal se passer. Que ce soit de votre faute ou non, que vous puissiez y remédier ou non, vous en entendrez parler. Et il y a de fortes chances que votre client en parle à d'autres personnes que vous. Il criera sa déception au monde entier en la publiant sur Twitter, Facebook ou d'autres réseaux sociaux. Ou il publiera ses commentaires sur Yelp, TripAdvisor ou d'autres sites d'avis. Et ne pensez pas que cela se limite aux entreprises B2C. Il existe des centaines de sites d'avis destinés aux clients B2B sur lesquels ils peuvent laisser leurs commentaires négatifs.
Cela dit, un avis négatif n'est pas si grave. Je vais vous donner deux raisons.
Voici l'essentiel.
Une critique négative, comme toute plainte, est une occasion de montrer votre valeur. La différence est que les sites d'avis rendent cette occasion publique, ce qui peut être une bonne chose, voire une très bonne chose !
Lorsque les gens consultent les sites d'avis, ils cherchent à se rassurer pour acheter ce que vous vendez. Les avis des pairs sont importants. Voir qu'une entreprise résout un problème peut être encore plus important. Considérez les avis négatifs comme une occasion de montrer au monde entier que vous prenez soin de vos clients !
Dans cette optique, voici cinq stratégies et tactiques de réaction sociale :
Les entreprises dépensent beaucoup d'argent pour attirer l'attention des clients par le biais du marketing et de la publicité. Ne gaspillez pas cet investissement en négligeant la réaction sociale dans votre plan marketing et votre stratégie d'expérience client.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
La confiance que vous établissez aujourd'hui facilite la résolution des plaintes de demain
Texte de Mario Loubier
Lorsque vous avez la confiance de vos clients, vous avez beaucoup plus de chances de leur offrir une excellente expérience client. Cette confiance repose sur la cohérence. Les clients savent à quoi s'attendre, même en cas de problème. Ils savent que vous vous occuperez d'eux.
Certains de vos clients les plus fidèles sont peut-être ceux qui ont eu des problèmes et des plaintes dans le passé. Depuis des années, je répète que lorsqu'un client vient vous voir avec un problème ou une plainte, l'objectif n'est pas seulement de résoudre le problème, mais aussi de restaurer sa confiance.
Récemment, je me suis souvenu du concept connu sous le nom de « paradoxe de la récupération du service ». En 1992, Michael McCollough et Sundar Bharadwaj ont inventé cette expression pour décrire, selon Wikipédia, « une situation dans laquelle le client a une meilleure opinion d'une entreprise après que celle-ci a corrigé un problème lié à son service, par rapport à l'opinion qu'il aurait eue si le service avait été fourni sans défaut. La raison principale derrière cette réflexion est que la récupération réussie d'un service défectueux augmente l'assurance et la confiance du client ».
Réparez tout ce qui doit l'être de manière à ce que tout fonctionne correctement et à restaurer la confiance du client en vous, afin qu'il souhaite continuer à faire affaire avec vous. De plus, si vous procédez de la bonne manière, non seulement vous fidéliserez le client, mais cette confiance pourra également créer une loyauté. Lorsque le client dit : « Je sais que je peux compter sur eux même en cas de problème », pourquoi envisagerait-il de faire affaire avec quelqu'un d'autre ?
Le paradoxe de la reprise du service client
Lorsqu'un client vous fait part d'un problème ou d'une plainte, il espère que vous vous en occuperez. C'est la manière dont vous vous y prenez qui crée le paradoxe de la reprise du service client. Trois choses doivent se produire :
Lorsque les clients savent qu'ils peuvent compter sur vous, en particulier lorsque les choses tournent mal, pourquoi prendraient-ils le risque de faire affaire avec quelqu'un d'autre ? Il ne s'agit pas seulement de fidéliser la clientèle. C'est le fondement même de la loyauté des clients.
Pensez à la dernière fois où vous avez eu un problème avec une entreprise en laquelle vous aviez confiance par rapport à une autre en laquelle vous n'aviez pas confiance. Soit dit en passant, ce manque de confiance peut être dû au fait que vous n'avez pas encore eu l'occasion de voir comment cette entreprise gère les problèmes, et non à des incohérences ou à des problèmes passés. Avec l'entreprise en laquelle vous aviez confiance, vous avez probablement abordé la conversation différemment. Vous avez été plus patient lorsque vous avez expliqué la situation et vous étiez plus ouvert à leurs suggestions et solutions.
Comparez cela avec une entreprise en laquelle vous n'avez pas encore confiance. Vous abordez la conversation sur la défensive, en vous demandant si vous obtiendrez la réponse et les réponses que vous espérez. Vous êtes peut-être même prêt à vous battre pour ce que vous pensez être juste.
Lorsque les clients vous font confiance, ils :
Comme mentionné précédemment, et cela mérite d'être répété, la confiance vient de la cohérence. Même si le client n'a fait affaire avec vous qu'une ou deux fois, vous pouvez gagner sa confiance grâce à tous les points de contact positifs de ces interactions. Chaque interaction, grande ou petite, renforce la confiance. Chaque fois que vous répondez au téléphone, que vous rappelez rapidement, que vous répondez rapidement à un e-mail, que vous tenez vos promesses, etc., vous renforcez la confiance. Lorsque quelque chose ne va pas, et non pas « si » quelque chose ne va pas, vous pouvez compter sur ces interactions passées.
Oui, nous devons réagir aux plaintes et aux problèmes lorsqu'ils surviennent, mais n'oubliez pas que votre capacité à résoudre ces problèmes avec succès a peut-être été déterminée bien avant qu'ils ne surviennent. Elle est déterminée par la façon dont vous traitez vos clients et gérez chaque interaction, qu'elle soit petite ou grande. Chaque point de contact est une occasion de renforcer la confiance qui facilitera la résolution des problèmes futurs. Lorsque vous avez leur confiance, les clients travaillent avec vous plutôt que contre vous.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
L’histoire vraie des pneus Nordstrom !
Texte de Mario Loubier
Ça se passe vers le milieu ou la fin des années 1970. L’histoire légendaire d'une marque est née. Cette histoire vraie illustre parfaitement la culture de cette marque. Elle montre parfaitement comment les employés habilités doivent agir et définit la manière dont les clients doivent être traités. Il s'agit de l'histoire légendaire des pneus de Nordstrom.
Elle démontre que donner de l’autonomie aux employés peut créer des expériences mémorables, générer un puissant bouche-à-oreille et servir d’outil de formation inspirant. Devenue une référence en matière de service exceptionnel, cette anecdote montre que même les gestes simples, lorsqu’ils sont authentiques, peuvent transformer l’image d’une entreprise et inspirer d’autres secteurs à adopter une approche humaine et audacieuse du service client.
Pour résumer, un client a apporté une paire de pneus dans un magasin Nordstrom à Fairbanks, en Alaska, et a demandé à les retourner. Il insistait sur le fait qu'il les avait achetés dans ce magasin. Craig Trounce, l'employé qui travaillait ce jour-là, a remboursé le client.
Bien sûr, Nordstrom ne vend pas de pneus, et ne l'a jamais fait. Cependant, en 1975, Nordstrom a racheté trois magasins appartenant à Northern Commercial Company, qui vendait des pneus. Une fois les magasins repris, Nordstrom les a réapprovisionnés avec son propre stock, qui ne comprenait pas de pneus.
Selon l'histoire racontée sur le site web de Nordstrom, « au lieu de refuser les pneus, Craig a voulu faire preuve de courtoisie envers le client, qui avait parcouru plus de 80 km dans l'intention de les retourner. Ne connaissant pas grand-chose au prix des pneus, Craig a appelé un fabricant pour lui demander son avis sur la valeur des pneus. Il a ensuite donné le montant estimé au client, a pris les pneus et l'a laissé repartir ».
Cette histoire est devenue la légende qui définit la culture de Nordstrom. En tant que dirigeant de votre organisation, quelle histoire votre entreprise ou votre marque a-t-elle qui définit votre culture ? Si vous n'en avez pas, il est peut-être temps de la trouver. Et il n'est jamais trop tard.
John W. Nordstrom et son associé, Carl F. Wallin, ont ouvert leur premier magasin, une boutique de chaussures, en 1901. Ce n'est que 22 ans plus tard qu'ils ont ouvert leur deuxième magasin. En 1963, le magasin s'est diversifié et a commencé à vendre des vêtements. En 1971, l'entreprise est entrée en bourse et a officiellement changé son nom pour Nordstrom.
Le fait est qu'il a fallu près de 75 ans à une entreprise déjà réputée pour l'excellence de son service à la clientèle pour créer sa légende. Ce simple geste de service à la clientèle a été raconté d'innombrables fois dans des sessions de formation, des livres, des articles et des discours. Il ne s'agit pas seulement de pneus ou de remboursements. Il s'agit de donner aux employés les moyens de prendre de bonnes décisions. Il s'agit de mettre en avant la culture d'une entreprise. Et si vous pouviez monétiser cela, combien d'argent une entreprise devrait-elle payer pour générer le buzz positif que cela a créé pour Nordstrom ?
De nombreuses autres entreprises ont des histoires similaires. Certaines des marques les plus connues ayant des histoires « légendaires » peuvent être trouvées via une recherche Google, notamment l'appel téléphonique de 10 heures de Zappos, que certains considèrent comme le record absolu en matière de service client, l'histoire des employés autonomes du Ritz-Carlton qui sont autorisés à dépenser jusqu'à 2 000 dollars pour résoudre les problèmes des invités, et bien d'autres encore.
Alors, quelle est votre légende ? Et si vous ne la connaissez pas, comment la trouver ?
Je parie qu'il existe un récit de la façon dont quelqu'un dans votre organisation a répondu à un client ou a fait quelque chose de remarquable qui mérite d'être partagé et transformé en votre version de l'histoire du pneu Nordstrom. C'est par là qu'il faut commencer. Et la meilleure façon de procéder est simplement de demander à chaque employé de partager son anecdote préférée sur la façon dont il a créé une expérience extraordinaire pour l'un de vos clients.
Dans un premier temps, ne demandez pas à vos employés de rédiger un long texte. Demandez-leur simplement de rédiger quelques phrases. Ensuite, une personne (ou une équipe) passera en revue les réponses et sélectionnera les cinq ou dix plus intéressantes. Vous recherchez :
Revenez ensuite vers les auteurs de ces anecdotes et demandez-leur plus de détails. En peu de temps, vous aurez plusieurs anecdotes intéressantes à examiner. Ce faisant, vous découvrirez également des idées basées sur ces anecdotes que vous pourrez transformer en exemples de « bonnes pratiques » dont les autres employés pourront s'inspirer et qu'ils pourront reproduire.
Votre légende en matière de service n'a pas besoin d'impliquer des pneus ou des gestes qui coûtent des milliers de dollars. Elle doit simplement représenter de manière authentique qui vous êtes en tant qu'entreprise et ce que vous défendez. Les meilleures légendes ne sont pas fabriquées. Elles sont découvertes dans les actions quotidiennes des employés qui comprennent et adhèrent véritablement à votre culture. Lorsque vous trouvez votre histoire, célébrez-la, partagez-la et laissez-la inspirer la prochaine génération d'excellence en matière de service client dans votre organisation. Après tout, quelque part dans votre entreprise aujourd'hui, un employé est peut-être en train de créer la prochaine histoire légendaire qui définira votre culture pour les années à venir.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
Une erreur peut être l'occasion de montrer votre véritable valeur
Lorsque vos clients rencontrent des difficultés, c'est le moment idéal pour leur prouver votre valeur. Tout le monde peut faire bonne impression lorsque tout se passe bien, mais c'est lors d'un incident que vous révélez vos véritables compétences en matière de service client.
Je me suis récemment rendu chez le dentiste pour un rendez-vous. Je suis arrivé en avance pour m'enregistrer. L'infirmière à l'accueil était, sans exagération, horrifiée de devoir m'annoncer qu'il y avait un problème avec le logiciel de prise de rendez-vous et que mon rendez-vous devait être reporté. Alors que certaines personnes auraient pu réagir en disant « C'est dommage... ça arrive », elle s'est montrée extrêmement désolée, a fait preuve d'une grande empathie et s'est immédiatement mise au travail pour me trouver un autre créneau pour revoir le médecin.
J'étais au restaurant et j'ai commandé un sandwich sans mayonnaise. Bien sûr, le sandwich est arrivé recouvert de mayonnaise. La serveuse a remarqué l'erreur en posant l'assiette devant moi. Avant même qu'elle n'atteigne la table, elle l'a remise sur son plateau. Elle a servi le reste du repas à tous les autres clients de la table et, comme l'infirmière qui avait dû reporter mon rendez-vous, elle s'est excusée et a fait preuve d'empathie. Elle est immédiatement allée en cuisine pour régler le problème. Quelques minutes plus tard, j'avais un sandwich parfait.
Après ces deux expériences, j'ai reçu des e-mails me demandant de remplir un court questionnaire. J'ai attribué à chacune de ces personnes et entreprises une note parfaite, cinq étoiles. Ce n'est pas qu'elles aient été irréprochables. Dans les deux cas, des erreurs ont été commises. Mais elles ont chacune su rectifier le tir de manière impeccable. Dans les deux cas, elles n'ont pas proposé de remboursement ni quoi que ce soit d'autre. Ils ont simplement réglé le problème, mais ils l'ont fait avec style. Et quand quelqu'un se soucie autant que ces dames, comment pourrais-je leur en vouloir ?
Un point important : pour que cette approche fonctionne, les problèmes doivent être rares, et non fréquents. Peu importe la gentillesse des employés ou leur capacité à gérer les problèmes et les plaintes, si les problèmes surviennent régulièrement, les clients ne feront pas confiance à l'entreprise. L'excellence dans la résolution des problèmes ne peut compenser que des défaillances occasionnelles, et non des défaillances « systématiques ».
En fait il existe cinq étapes pour gérer les plaintes et les problèmes du client.
S'excuser : C'est la première chose que le serveur a faite.
Reconnaître : Cela montre que vous êtes en phase avec le client.
Résoudre le problème avec rapidité: Faites le, le plus rapidement possible.
Ayez une attitude responsable : Appropriez vous l'opportunité de résoudre le problème.
Ce processus en cinq étapes fonctionne pour les petits et les grands problèmes. Pensez à une fois où vous vous êtes plaint ou avez eu un problème et où celui-ci a été résolu à votre satisfaction, voire mieux.
Il est important de souligner que ces deux personnes ont bien géré les problèmes. Reprogrammer un rendez-vous semble plus grave que refaire un sandwich, mais ce n'est pas la question. Ce qui importe, c'est qu'ils ont tous deux résolu le problème, et l'attitude qu'ils ont adoptée pour y parvenir est devenue encore plus importante que la solution elle-même.
Ces deux anecdotes illustrent comment, lorsque vous vous souciez vraiment de vos clients, vous pouvez les reconquérir. Une erreur ne signifie pas la fin de votre relation avec un client. Gérée de la bonne manière, elle peut être l'occasion de renforcer la confiance et la fidélité en montrant votre véritable valeur lorsque les choses ne se passent pas comme prévu.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.
Chaque client mérite votre « énergie de la première fois »
Selon vous, quelles sont les trois questions les plus fréquemment posées par les clients aux employés ? Je précise qu'il ne s'agissait pas d’un appel, mais bien d'une interaction en personne. Attention… roulement de tambour !
Si on vous posait ces questions tous les jours, parfois plusieurs fois par jour, à partir de quand commenceriez-vous à vous sentir agacé par les clients qui vous la posent ?
Voici le point important : la 50e personne qui vous demande où se trouvent les toilettes ne sait pas qu'elle est la 50e. Pour elle, c'est la première fois qu'elle vous pose cette question, et votre réponse doit lui donner cette impression.
Un collègue à moi m’a raconté un jour ou il faisait des spectacles de magie dans des salons professionnels. L'un de ces clients l'avait engagé pour 10 jours consécutifs, pendant lesquels il donnait douze spectacles de 20 minutes par jour, soit 120 spectacles au total !
Après le dernier spectacle, son client lui a demandé : « Comment se fait-il qu'après avoir donné tous ces spectacles pendant une semaine, tu sembles aussi en forme que lors du premier? »
Chaque client mérite que vous lui accordiez la même énergie que la première fois.
Sans trop réfléchi et sans trop y penser il a répondu : « Je pense à chaque spectateur. Tous les spectateurs méritent que je donne le meilleur de moi-même, comme s'ils étaient les premiers. Si je donnais l'impression d'être ennuyé ou fatigué, je les décevrais, sans parler de son client. Ainsi, même si je faisais les mêmes tours et prononçais les mêmes répliques à chaque spectacle, chaque public, même le 120e après 119 spectacles, méritait que je donne le meilleur de moi-même, que je lui réserve la même énergie que la première fois. »
Quand un serveur dans un restaurant vous récite les plats du jour pour la 12e fois de la soirée, préférez-vous qu'il le fasse avec enthousiasme ou avec l'ennui de la répétition ? Ou peut-être s'agit-il d'un chef qui, depuis des années, se voit demander 20 fois par soir de préparer un plat qui a fait sa réputation et qui incite les clients à revenir encore et encore.
La légende du baseball Joe DiMaggio comprenait parfaitement ce principe. L'histoire illustre parfaitement ce concept. Un journaliste a interviewé DiMaggio et lui a demandé pourquoi il jouait chaque match avec autant d'acharnement. Il a répondu : « Parce qu'il y avait peut-être quelqu'un dans les tribunes aujourd'hui qui ne m'avait jamais vu jouer et qui ne me reverra peut-être jamais joué. »
Les meilleurs employés, chefs, athlètes et artistes comprennent que la répétition est leur défi, et non le problème du client. Ils trouvent des moyens de garder leurs réponses et leurs réactions fraîches, que ce soit la première fois ou la 500e. Cet état d'esprit transforme une expérience client ordinaire en quelque chose d'extraordinaire. Chaque client mérite votre énergie de la première fois.
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Les détails comptent : Comment de petits détails peuvent gâcher l'expérience client dans son ensemble
Il arrive qu’on entre dans la salle de bain d’un restaurant et qu’on y découvre des essuie-mains éparpillés sur le sol ou une poubelle débordante. Dans ces moments-là, une impression immédiate s’installe : quelque chose ne va pas. On pense aussitôt que si les toilettes sont négligées, la cuisine doit l’être tout autant.
Ce genre de détail soulève des doutes et mine la confiance. Même un endroit considéré comme secondaire, comme une salle de bain, devient un reflet de la rigueur et du souci du détail de l’établissement. Une propreté douteuse envoie un message clair sur l’ensemble de l’expérience, de l’hygiène des lieux jusqu’à la qualité des plats servis. En restauration, chaque détail compte et j’appelle cela l’expérience de la salle de bain. Il s’agit d’une métaphore puissante qui illustre comment des détails apparemment insignifiants peuvent avoir un impact considérable sur la perception qu'ont les clients d'une entreprise. Des toilettes propres passent inaperçues, car elles sont considérées comme normales. Mais des toilettes sales ? Elles envoient aux clients le message que le restaurant néglige peut-être d'autres détails.
Ce concept va bien au-delà des restaurants. Avant d'emménager dans mon bureau actuel, j'ai visité le bâtiment et j'ai spécifiquement vérifié les toilettes à plusieurs étages. L'état des toilettes m'a donné une bonne idée de la façon dont la société de gestion immobilière s'occupait des détails dans le reste du bâtiment.
Ce concept va également au-delà des toilettes. Récemment, j'ai séjourné dans un hôtel haut de gamme et, alors que je me détendais sur mon lit, j'ai levé les yeux et remarqué une épaisse couche de poussière recouvrant les bouches d'aération. Je me suis demandé ce que j'allais respirer pendant la nuit. On pourrait appeler cela l'« expérience des bouches d'aération ».
Ces détails mal gérés sont des oublis qui ont un effet boule de neige. Lorsqu'un client loue une voiture et constate que la boîte à gants ne ferme pas, il peut se demander : S'ils n'ont pas remarqué cela, ont-ils vérifié que les freins fonctionnent correctement ?
Il y a plusieurs années, mon assistante a envoyé un contrat de prestation à un client qui m'avait engagé pour donner une conférence. Le client m'a appelé pour annuler la réservation. Il s'est avéré que le contrat contenait plusieurs fautes de frappe et des erreurs de ponctuation. J'étais choqué et embarrassé. Il s'est avéré que mon assistante avait accidentellement envoyée le brouillon sur lequel il travaillait au lieu de la version finale. Je me suis excusé et j'ai expliqué ce qui s'était passé. Heureusement, le client a accepté mes explications, mais je n'oublierai jamais son commentaire, qui m'a fait comprendre l'importance des petits détails. Il m'a dit : « J'engage quelqu'un qui est censé être un bon communicateur. Le document que vous m'avez envoyé contenait tellement d'erreurs que j'ai remis en question votre capacité à faire ce travail. » Aïe ! Ça m'a fait mal, mais il avait tout à fait raison.
Voici la morale de cette histoire : les détails qui vous semblent insignifiants peuvent préoccuper vos clients. Pour certains, ces exemples les amènent à faire des suppositions sur d'autres choses qu'ils ne peuvent pas voir.
Alors, quelle est votre version de l'expérience de la salle de bain ? Quel petit détail votre équipe néglige-t-elle qui est remarqué par les clients et qui leur sert à juger votre entreprise ? Trouver et corriger ces détails ne résout pas seulement de petits problèmes, cela empêche les clients d'imaginer des problèmes plus importants.
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Comment créer une expérience « Tu te souviens quand...» qui fidélise les clients
Pourquoi les clients reviennent-ils dans les endroits où ils aiment faire affaire ? Les clients retournent là où ils se sentent en confiance, où ils savent qu’ils ne seront pas trompés, et où on respecte leur temps, leur argent et leurs besoins. La constance dans la qualité de service renforce ce sentiment.
Une étude annuelle sur l'expérience client a classé les principales expériences en ordre de préférence qui incitent les clients à revenir :
La décision de revenir peut être motivée par l'un ou plusieurs des éléments de cette liste, ou par tout autre élément que le client a expérimenté lors de sa première ou dernière interaction avec l'entreprise ou la marque.
Le fait est que ce n'est pas l'expérience en soi qui fidélise les clients, mais le souvenir qu'ils en gardent.
Cette distinction subtile mais puissante explique pourquoi certaines entreprises bénéficient d'une fidélité sans faille. Le souvenir du client crée un lien émotionnel qui transforme une simple transaction en une interaction parmi tant d'autres, autrement dit, en un client fidèle et/ou régulier. Un article récent de MarTech sur la création de ces liens émotionnels grâce aux souvenirs liés à l'expérience client et sur la manière dont les marques B2B et B2C séduisent les clients grâce à une « expérience client axée sur la mémoire » présente des idées intéressantes qui valident ce concept. L'article souligne le pouvoir d'une phrase qui commence par « Tu te souviens quand... ». Il s'avère que le souvenir d'une expérience positive peut stimuler la production de dopamine dans le cerveau, ce qui rend les clients plus enclins à faire confiance à la marque et à lui rester fidèles.
Et c'est là le fondement d'un lien émotionnel. La dopamine est une substance chimique libérée par le cerveau qui procure une sensation de bien-être. Cette libération chimique peut se produire à deux moments : lors de l'interaction avec la marque et lorsque le client se remémore cette interaction à une date ultérieure.
Ce n'est pas le fruit du hasard. Tout comme une marque peut délibérément offrir à ses clients une expérience mémorable, elle peut également faire en sorte que ces derniers se souviennent de cette expérience.
Certaines entreprises ont mis cela en œuvre à grande échelle. Chewy, le détaillant en ligne d'articles pour animaux de compagnie, envoie des cartes d'anniversaire aux animaux de ses clients. Ces cartes sont souvent personnalisées avec le nom de l'animal. Starbucks offre à ses « membres » une boisson ou un produit gratuit pour leur anniversaire. L'entreprise célèbre également les « anniversaires café », rappelant à ses clients la date à laquelle ils ont rejoint son programme de fidélité. Netflix envoie à ses abonnés un résumé de ce qu'ils ont regardé au cours de l'année écoulée, intitulé « Ce que nous avons regardé ».
Il n'est pas nécessaire d'être une marque reconnue pour faire cela. Toute entreprise, quelle que soit sa taille et son secteur d'activité, peut faire de même avec un peu de réflexion et en suivant ces cinq étapes :
Lorsque les clients sont enthousiasmés par leur expérience, ils disent : « Je reviendrai ». Pour passer au niveau supérieur, il faut faire quelque chose qui incite le client à repenser à son expérience, créant ainsi un moment de réaction dopaminergique « Tu te souviens quand...». Cela renforce l'expérience initiale (ou la dernière) que le client a eue avec vous. En créant délibérément des expériences mémorables, puis en aidant les clients à se souvenir de ces moments, vous augmentez les chances qu'ils reviennent. Et plus ils reviennent, plus ils sont susceptibles de devenir des clients fidèles et convoités.
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Stop aux mauvaises notes CSI ! Passez à l’action
Récemment, j'ai écouté un podcast mettant en vedette Eric Stone, auteur de « Jumpstart Your Workplace Culture ». L'un des sujets qui était abordés était l'expérience « WOW ».
Avant d'aller plus loin, je dois dire que j'ai toujours eu des réserves à l'égard des organisations qui tentent de surprendre leurs clients à chaque interaction. C'est tout simplement impossible. Le concept de « WOW » est souvent associé au fait d'aller au-delà des attentes, à tel point que le client est « époustouflé » par l'expérience. Le problème, c'est que ce n'est pas toujours possible. Créer un effet WOW demande de l'énergie, de la créativité, parfois des ressources supplémentaires. Si on essaie d'impressionner constamment, on épuise les équipes et on finit par tomber dans l'excès ou la superficialité. Dans bien des cas, le client veut simplement que ça fonctionne. Rapidement, sans friction. Un WOW mal placé peut être perçu comme inutile ou même irritant s’il ralentit ou complique l’expérience.
C'est pourquoi j'ai supprimé ce mot de mon vocabulaire et commencé à utiliser le mot « COOL » pour décrire ce que WOW signifie vraiment pour moi, à savoir une expérience cohérente et prévisible qui répond TOUJOURS aux attentes du client, et ne les dépasse que rarement. Il est facile de dire « Les gens de cette entreprise sont COOL ». Il est un peu maladroit et gênant de dire « Les gens de cette entreprise sont WOW ».
C'est pourquoi j'ai adoré ce que Stone a dit : « WOW, c'est une surprise ». En d'autres termes, il ne s'agit pas de chaque expérience. Il s'agit de l'occasion occasionnelle de surprendre un client. Cela peut être quelque chose d'important, comme la gestion d'une situation d'urgence dans laquelle les employés se surpassent. Comme je l'ai dit plus tôt, vous ne pouvez pas compter sur ce type d'occasion à chaque transaction, mais vous pouvez trouver de petites façons de surprendre vos clients. Par exemple, si vous rappelez rapidement, le client pourrait dire : « WOW, c'était rapide ! ». Ce n'est pas une expérience extraordinaire ou exceptionnelle, mais c'est une petite surprise.
Dans cette optique, prenons l'exemple du retour d'appel. Lorsque vous savez que les gens sont souvent surpris et font des commentaires tels que « WOW, c'était rapide », simplement parce que vous les avez rappelés rapidement, ne vous contentez pas de dire « Merci » et de vous réjouir de cette expérience. Au contraire, opérationnalisez cette expérience. En d'autres termes, intégrez le retour rapide des appels dans votre processus officiel. Fixez une norme, par exemple que tous les appels doivent être retournés dans les deux heures (ou dans le délai que vous jugez approprié).
À partir de cet exemple, quelles autres interactions avec vos clients doivent être formalisées ? Voici quelques idées pour stimuler votre créativité :
Aucune de ces idées ne va au-delà d'une expérience exceptionnelle, mais elles permettront au client de les remarquer. Utilisez ces exemples pour vous aider à trouver d'autres petits détails simples que vous pouvez mettre en œuvre et intégrer à l'expérience habituelle des clients lorsqu'ils font affaire avec vous.
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Stop aux mauvaises notes CSI ! Passez à l’action
Dans cette vidéo , Mario aborde les croyances tenaces qui freinent l’amélioration réelle du CSI dans l’industrie automobile… et ailleurs. Pourquoi tant d’entreprises cherchent à faire grimper leurs scores sans bonifier l’expérience client ? Pourquoi les jeunes générations, pourtant connectées et conscientes du système, refusent de répondre aux sondages ou sabotent les résultats ? Mario partage trois croyances courantes qui sabotent vos efforts et vous propose des stratégies simples, humaines et efficaces pour transformer vos interactions avec les clients en véritables leviers de satisfaction et de fidélisation. Vous découvrirez : Pourquoi les clients ne répondent pas aux sondages… et ce qu’ils pensent vraiment. Comment un simple échange verbal à la fin de la visite peut changer la donne. Ce que vous pouvez faire dès maintenant pour que vos clients deviennent vos meilleurs ambassadeurs.
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Huit choses que les clients détestent faire, mais que les entreprises leur imposent quand même
Récemment, j'ai eu une expérience avec une entreprise qui m'a fait penser : « Je déteste ça... Pourquoi m'obligent-ils à faire ça ? » Cette question n'était pas motivée par la curiosité. Non, je pensais que c'était quelque chose que les autres clients devaient détester aussi, mais qu'on leur imposait quand même. J'ai donc commencé à réfléchir à divers processus, exigences, politiques, règles et autres éléments qui poussent les clients à se demander pourquoi ils continuent à faire affaire avec ces entreprises. Bien sûr, j'ai immédiatement pensé aux problèmes liés au service client et à l'expérience client, mais il y a bien d'autres choses encore. Dans cette optique, voici 8 pratiques, étapes, processus et politiques que les clients détestent, mais que les entreprises leur imposent malgré tout.
Ce que les clients détestent :
Cette liste a un thème commun. Tous ces éléments impliquent que l'entreprise ne respecte pas le temps, l'énergie et les efforts de ses clients. L'objectif devrait être inverse : respecter et valoriser le temps, l'énergie et les efforts de vos clients. Ne créez pas de friction et ne faites pas subir à vos clients plus que nécessaire pour leur donner ce qu'ils veulent. En bref, ayez pour objectif d'être l'entreprise avec laquelle il est le plus facile de faire affaire. Si vous y mettez du cœur, vous trouverez des moyens d'éliminer et d'atténuer les frictions. Et cette liste est loin d'être exhaustive. Il y a beaucoup d'autres choses que les clients détestent faire.
Voici donc votre mission. Réunissez votre équipe et réfléchissez à toutes les choses qu'ils détestent faire lorsqu'ils traitent avec une entreprise. Demandez-leur ensuite ce que les clients pourraient détester dans leur relation avec vous. Il peut s'agir de processus, d'étapes, de politiques, etc. Une fois que vous avez dressé la liste, vous savez ce qu'il vous reste à faire. Éliminez tout ce qui rend la relation avec votre entreprise pénible, ou du moins atténuez certains aspects. Ne faites pas faire à vos clients ce qu'ils détestent faire !
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Sept mots que les clients adorent
« Pour que vous n'ayez pas à... » Ces sept mots sont puissants, et que les clients en soient conscients ou non, ils les adorent.
Réfléchissez à ce qui distingue certaines entreprises de leurs concurrents. Est-ce leur produit ? Est-ce leur prix ? Ces éléments sont importants, mais comme je le répète depuis des décennies, ce qui fait la différence, c'est l'expérience client. Et plus précisément, l'expérience sur laquelle je souhaite me concentrer dans cet article est la commodité.
Ces sept mots, « Vous n'avez donc pas besoin de », résument l'essence même de la création d'une expérience client pratique. Lorsque les entreprises assument certaines responsabilités, éliminent les points de friction et autres tâches afin de faciliter le processus d'achat pour le client, elles lui envoient le message suivant : « Nous nous en occupons, vous n'avez pas besoin de le faire. »
Je pourrais continuer avec de nombreux autres exemples. L'expérience « Pour que vous n'ayez pas à...» consiste à faciliter la vie de vos clients et à leur faire gagner du temps, de l'énergie et des efforts. Les études montrent systématiquement que la commodité est un facteur majeur de fidélisation des clients. En fait, 66 % des clients déclarent que la commodité est plus importante qu'un service convivial, et 58 % des clients sont prêts à payer plus pour cela.
Alors, comment offrir l'expérience « Pour que vous n'ayez pas à...» à vos clients ? Voici quatre idées pour vous aider à démarrer :
Chaque fois que vous supprimez une étape, éliminez un formulaire, réduisez le temps d'attente ou simplifiez un processus, vous dites au client que vous accordez de la valeur à son temps. Que ces mots soient explicitement formulés ou implicites dans vos actions, vous dites : « Nous nous en occupons... pour que vous n'ayez pas à le faire. »
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca.
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Je cite des personnes décédées
L'autre jour, je discutais avec un ami des répliques célèbres de films. Il m'a dit que l'un de ses films préférés était Le Sixième Sens, avec Bruce Willis, et que sa réplique préférée était celle de Cole, un enfant de 9 ans joué par Haley Joel Osment, qui dit : « Je vois des morts. »
Je lui ai répondu : « C'est drôle. Moi, je cite des personnes décédées. » Il m'a regardé d'un air étrange. Il a ri. Nous sommes tous deux conférenciers et nous utilisons souvent des citations motivantes pour souligner nos propos. Je lui ai raconté l'histoire d'une cliente qui trouvait l'une de mes citations dépassée. Elle m'a dit : « Personne ne sait à qui vous faites référence », même si j'avais précisé au préalable que la plupart des auditeurs ne reconnaîtraient pas l'acteur que j'allais citer, mais que ses propos restaient pertinents.
J'aurais pu citer mon père, ma mère, mon mentor Bernie, le 23ᵉ premier ministre du Québec René Lévesque ou Aristote, mort en 322 avant J.-C. Ce qui importe, ce n'est pas que la personne soit reconnaissable, vivante ou morte. C'est ce que nous pouvons apprendre d'elle.
Ma phrase « Je cite des personnes décédées » fait désormais partie de mon explication standard avant de citer quelqu'un qui est décédé et dont le nom n'est peut-être pas connu. Voici six de mes citations préférées que j'ai utilisées dans des discours sur le service client et l'expérience client :
J'ai cité de nombreux grands esprits du passé, certains très connus, d'autres moins. Leurs paroles peuvent être puissantes, instructives et inspirantes. Mais peu importe qui les a prononcées, il faut toujours rendre à César ce qui appartient à César. Pourquoi ? Parce que c'est la bonne chose à faire, et comme l'a si bien dit Martin Luther King Jr. : « Il est toujours temps de faire ce qui est juste. »
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Comment inverser la tendance à la baisse de la satisfaction client
Un de nos abonnés nous a demandé : « Comment inverser la tendance à la baisse des taux de satisfaction des clients de notre entreprise ? »
Il est difficile de répondre à cette question sans connaître les spécificités de l'entreprise, les commentaires de ses clients, la durée de la baisse des scores et d'autres détails. Néanmoins, j'ai ressenti le besoin de partager quelque chose qui pourrait aider. J'ai dressé une liste de trois « choses à faire » que toute entreprise devrait utiliser pour découvrir les causes d'une tendance à la baisse.
En notant mes idées, je me suis rendu compte que cette liste pouvait également être utilisée pour déterminer ce qui fait augmenter la satisfaction des clients. Après tout, ne voulez-vous pas savoir pourquoi les clients sont satisfaits, et faire ensuite plus de la même chose ? Pensez-y en lisant ma courte liste. Dans cette optique, nous allons nous concentrer sur la question de la baisse de la satisfaction des clients.
Ma première réponse tient en trois mots : Trouvez les points de friction !
Il y a souvent des moments spécifiques dans le parcours du client qui entraînent une baisse de satisfaction. Je les appelle les points de friction. Nous voulons les éliminer ou du moins les atténuer. Alors, comment trouver ces moments ? Trois idées :
Apprendre ce que les clients vivent directement et avoir des conversations avec les clients et les employés est très différent de la lecture d'un rapport. Il n'y a rien de mal à lire un rapport, et je le recommande également, mais pourquoi ne pas faire les deux ? Et une fois que vous avez les informations, ne vous contentez pas d'en parler. Faites quelque chose. Trouvez où se trouve le problème. Découvrez ce qui rend les clients mécontents. Changez ce qui doit l'être. Ensuite, observez une tendance à la baisse des plaintes et commencez à récolter les fruits de l'augmentation de la satisfaction des clients.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
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Texte de Mario Loubier
Une entreprise fait une déclaration ou une promesse, et nous sommes déçus. Pour vous donner une idée de ce que c'est, voici cinq phrases courantes en matière de service et d'expérience client, et je parie que la plupart d'entre vous en ont vécu au moins une, sinon toutes :
Le premier exemple que nous venons de citer était la phrase que nous entendons souvent lorsque nous appelons le service client : « Votre appel est très important pour nous ».
Lorsque nous l'entendons, nous espérons que c'est vrai. Nous espérons que cela signifie que l'entreprise va respecter notre temps, que quelqu'un va répondre rapidement à l'appel (au lieu de nous mettre en attente pendant un temps déraisonnable), et que l'agent à qui nous parlons aura les connaissances et les compétences nécessaires pour répondre à notre question ou résoudre notre plainte, et que nous n'aurons pas à répéter notre histoire encore et encore.
Dans une étude sur le service client et l'expérience client, un certain nombre de questions ont été posées sur les entreprises qui transmettent le message « Votre appel est très important pour nous ». Les réponses vous feront sourire, voire rire. Nous partageons certaines de ces conclusions tirées des enquêtes de l'année précédente. Voici les dernières, avec quelques nouvelles.
Mais sérieusement... aussi drôles que soient certaines de ces conclusions, elles sont en partie vraies. Considérons quelques autres conclusions du rapport de cette année :
Cela peut sembler négatif, mais en réalité, ces informations me donnent de l'espoir pour les entreprises qui font les choses correctement. Les résultats les plus sérieux indiquent que plus de la moitié des clients sont prêts à changer d'entreprise, et si vous faites les choses correctement, ils vous choisiront, espérons-le.
Que votre entreprise dispose de quelques employés dévoués pour assister vos clients ou d'un grand centre de contact, ces informations et les opportunités que nous en tirons s'appliquent à vous. Vos clients méritent attention et respect. Ne leur donnez pas l'impression que leur appel N'EST PAS très important pour vous !
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Texte de Mario Loubier
L’expérience client est devenue un facteur essentiel qui dépasse souvent l’importance du prix dans les décisions d’achat. Les consommateurs d'aujourd'hui recherchent bien plus qu'un produit abordable; ils souhaitent vivre une expérience positive et mémorable à chaque interaction avec une marque. Voici pourquoi l’expérience client est devenue si cruciale. Tout d'abord, une expérience client exceptionnelle crée une relation émotionnelle avec la marque.
Les clients qui se sentent valorisés et écoutés sont plus susceptibles de rester fidèles, même si le coût est plus élevé. Une étude de PwC a montré que les clients sont prêts à payer jusqu'à 16 % de plus pour un produit ou service s'ils vivent une expérience positive. Ensuite, une expérience client de qualité peut transformer les clients en ambassadeurs de la marque. Lorsqu'ils ont vécu une expérience remarquable, ils partagent souvent cette expérience avec leurs proches et en ligne, ce qui génère de la publicité gratuite et attire de nouveaux clients.
Enfin, une bonne expérience client réduit les coûts d’acquisition et de rétention. Les entreprises investissent moins dans la publicité et bénéficient d’un taux de rétention client plus élevé, réduisant ainsi les coûts associés à la recherche de nouveaux clients.
Pour approfondir ce sujet, Mario Loubier présente une vidéo pour explorer comment une entreprise a investi dans l’amélioration de son service client au lieu de réduire ses prix, et comment cela a influencé sa croissance et sa réputation.
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Texte de Mario Loubier
Je viens de recevoir un courriel du Dollar Shave Club. Je suis membre (c'est-à-dire client) de ce « club » depuis plus de 10 ans. J'ai rejoint le club après avoir regardé leur vidéo YouTube irrévérencieuse, classée R (pour le langage), qui est devenu viral. Le concept est simple. Il s'agit de payer une petite somme mensuelle et de recevoir de nouvelles lames de rasoir dans sa boîte aux lettres. Le membre n'a plus jamais à s'inquiéter d'être à court de lames de rasoir neuves.
J'ai joint le club. Pendant des années, j'ai reçu chaque mois un paquet de quatre lames. Je ne me suis jamais inquiété de savoir si elles allaient arriver - elles sont toujours arrivées. C'était tellement pratique, et c'est la raison de cet article.
Le Dollar Shave Club ne vend pas de meilleures lames. Il vend une meilleure expérience.
J'ai déjà écrit sur Dollar Shave Club et la commodité. Il n'y a rien de nouveau là-dedans, mais ce que je veux partager, c'est l'objet du courriel. Il se lisait comme suit : « More like Dollar Convenience Club » :
Plutôt Dollar Commodité Club
Les lames de rasoir n'ont rien de spécial, mais ce qui fait la particularité de Dollar Shave Club, c'est son modèle d'expérience client, qui est axé sur la commodité. Lorsque le club a commencé à vendre des lames de rasoir en 2012, le modèle d'abonnement n'était pas aussi populaire qu'il l'est aujourd'hui. Le mot « abonnement » était lié aux journaux et aux magazines. Aujourd'hui, presque toutes les entreprises peuvent proposer leur propre version d'un modèle d'abonnement.
Revenons donc au Dollar Shave Club. Ce que j'aime, c'est la façon dont ils promeuvent la commodité autant, sinon plus, que les lames de rasoir et autres « besoins de la salle de bain » - ce sont leurs mots, pas les miens !
Bien qu'il s'appelle toujours Dollar Shave Club, l'inflation a entraîné une hausse des prix. Pas de quoi s'inquiéter. Les clients continuent à acheter chez eux. Pourquoi ?
1. La commodité : C'est la principale raison de leur existence.
2. Des produits de qualité : Si les lames n'étaient pas bonnes, cela n'aurait pas d'importance qu'ils s'appellent le « Club de rasage à moins d'un dollar ». La qualité est importante pour eux.
3. Le prix : Même si les gens sont prêts à payer plus pour la commodité, ils ont choisi d'aller dans la direction opposée et de proposer un prix bas qui est presque aussi convaincant que l'expérience de la commodité.
4. Cohérence et fiabilité : Les clients savent exactement à quoi s'attendre et quand s'y attendre. Le calendrier prévisible et la qualité constante créent la confiance dans la marque.
5. Amusement : C'est un bonus, mais qui n'aime pas un peu d'amusement ? Cette forme d'amusement n'est peut-être pas adaptée à tout le monde, mais elle l'est pour certaines entreprises. Les publicités du Dollar Shave Club sont drôles, ce qui lui permet de se démarquer sur un marché encombré.
Le Dollar Shave Club ne vend pas de meilleures lames. Il vend une meilleure expérience. C'est la leçon à retenir de cette journée. Si votre produit fait ce qu'il est censé faire et que vous y ajoutez l'expérience que les clients recherchent - et pour les membres du Dollar Shave Club, il s'agit de la commodité - vous obtenez une combinaison gagnante. Et comme pour le Dollar Shave Club, pensez à promouvoir cette expérience spécifique.
En plus de promouvoir ce que vous vendez, quelle expérience créez-vous et promouvez-vous pour que vos clients vous aiment encore plus ? C'est cette réponse qui fera dire à vos clients : « Je reviendrai ! ».
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
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Texte de Mario Loubier
Il se brasse tellement de choses au niveau politique et économique depuis quelque temps que ça suscite des réactions vives et parfois du découragement. Depuis plusieurs années, Donald Trump est une figure qui polarise l’opinion publique. Chacune de ses décisions, de ses déclarations ou de ses actions fait l’objet d’une couverture médiatique intense, souvent amplifiée par les réseaux sociaux et accompagnée d’un flot de critiques et de pessimisme.
Et je vous avoue que j’en ai plus qu’assez !
Les médias, en quête d’audience, alimentent ce climat en mettant en avant les controverses et les crises, ce qui donne l’impression d’une instabilité permanente. Cette surmédiatisation entraîne une fatigue informationnelle et un sentiment d’impuissance chez de nombreuses personnes, qui finissent par voir le monde sous un prisme négatif. Dans ce contexte où les mauvaises nouvelles et le cynisme semblent omniprésents, comment garder un regard plus constructif sur l’économie et éviter d’être aspiré par la négativité ? Comment distinguer les faits des interprétations et se concentrer sur des solutions plutôt que sur les divisions ?
Voici 5 pistes pour sortir de ce cycle d’anxiété, adopter une perspective plus équilibrée et rester acteur de sa réalité.
Cessez d’écouter ce et ceux qui vous tirent vers le bas.
Dans un monde où les crises économiques et les incertitudes sont omniprésentes, votre état d'esprit est votre plus grand atout. C'est lui qui détermine votre capacité à rebondir, à saisir les opportunités et à avancer malgré les obstacles. Mais attention : votre mentalité est influencée en permanence par ce que vous écoutez, regardez et les personnes dont vous vous entourez.
Si vous laissez entrer trop de négativité—que ce soit par les médias anxiogènes, les discours fatalistes ou un entourage pessimiste—vous risquez d'absorber ces croyances limitantes. À force d’être exposé à ces pensées, vous commencerez à douter, à hésiter et à perdre votre motivation. Ne laissez pas la peur des autres devenir la vôtre.
Il est donc essentiel de choisir avec soin ce qui nourrit votre esprit. Entourez-vous de personnes inspirantes, ambitieuses, qui voient des opportunités là où d’autres ne voient que des blocages. Trouvez des mentors, suivez des entrepreneurs et des leaders qui diffusent une énergie positive et partagent des stratégies concrètes pour avancer, même en période difficile.
Apprenez à filtrer les critiques, en ne retenant que celles qui peuvent réellement vous aider à progresser. Plus vous alimentez votre esprit avec des pensées constructives et des influences stimulantes, plus vous resterez concentré sur vos objectifs et avancerez avec confiance.
Comment y parvenir ?
Limitez votre exposition aux médias anxiogènes : privilégiez les sources d’information qui apportent des solutions plutôt que du stress.
Sélectionnez soigneusement votre entourage : passez plus de temps avec des personnes qui vous motivent et vous tirent vers le haut.
Évitez les discussions négatives inutiles : ne vous laissez pas entraîner dans des cercles de plaintes et de défaitisme.
Reprogrammez votre mentalité : remplacez les pensées limitantes par des affirmations positives et concentrez-vous sur les opportunités.
Consommez du contenu enrichissant : lisez des livres inspirants, écoutez des podcasts motivants, suivez des formations pour continuer à évoluer.
Cherchez des occasions là où d’autres voient des problèmes
En période de crise, beaucoup se laissent submerger par l’incertitude et la peur. Pourtant, l’histoire le prouve : les plus grands succès naissent souvent dans les périodes les plus troublées. La clé ? Développer un état d’esprit d’opportuniste, capable de voir des possibilités là où d’autres ne perçoivent que des obstacles.
Les marchés en crise ne disparaissent pas, ils évoluent. Ce qui fonctionnait hier peut être obsolète aujourd’hui, mais de nouvelles tendances émergent constamment. Ceux qui s’en sortent ne sont pas nécessairement les plus puissants, mais les plus agiles. Restez à l’affût des évolutions, observez les comportements des clients et adaptez votre offre en conséquence.
Regardez aussi ce que font les gagnants. Qui réussit malgré la conjoncture ? Quels ajustements ont-ils faits ? Comment pouvez-vous vous en inspirer et l’appliquer à votre activité ? Loin d’imiter aveuglément, il s’agit d’analyser, comprendre et adapter.
Dans un environnement incertain, l’innovation devient une nécessité. Expérimentez de nouvelles approches : modifiez vos offres, testez de nouveaux canaux de vente, explorez des collaborations inédites. N'ayez pas peur de sortir des sentiers battus et d'essayer ce que d'autres n'osent pas.
Enfin, adoptez un changement de perspective : chaque problème rencontré par un client est une opportunité pour vous. Si un besoin ou une frustration existe, c'est qu'une solution peut être apportée. Soyez celui qui propose cette solution, et vous vous démarquerez instantanément.
En 2008, au plus fort de la crise financière mondiale, Brian Chesky et ses associés se retrouvent sans argent et incapables de payer leur loyer. Le marché de l'immobilier est en chute libre, et l'idée de louer des chambres chez l’habitant semble loin d’être une priorité pour les consommateurs.
Pourtant, plutôt que de voir cette crise comme un frein, ils y ont vu une opportunité. Ils ont identifié un besoin émergent : avec la crise, les gens cherchent à réduire leurs coûts de voyage et, de l’autre côté, de nombreux propriétaires ont besoin de revenus supplémentaires pour boucler leurs fins de mois. Airbnb est ainsi devenu la plateforme idéale pour connecter ces deux besoins.
Au lieu d’abandonner face aux difficultés, ils ont fait preuve d'agilité et ont modifié leur approche. D'abord, ils ont testé leur concept en louant leur propre appartement à des visiteurs de passage. Ensuite, ils ont trouvé une façon originale de financer leur projet : ils ont vendu des boîtes de céréales personnalisées lors de la campagne présidentielle américaine de 2008, récoltant ainsi 30 000 $.
Grâce à cette capacité d’adaptation et à leur mentalité d’opportunistes, ils ont réussi à transformer un contexte de crise en l’une des plus grandes réussites entrepreneuriales du XXIe siècle. Aujourd’hui, Airbnb est une entreprise qui pèse des milliards de dollars et qui a révolutionné l’industrie du tourisme.
Portez votre attention uniquement sur les choses sur lesquelles vous avez du contrôle.
Dans un monde rempli d’incertitudes, il est facile de se sentir dépassé par des événements qui échappent à notre contrôle. L’économie fluctue, les décisions politiques évoluent, l’opinion des autres change, et des imprévus surgissent sans prévenir. Nous avons souvent tendance à nous inquiéter de ces éléments, à les ressasser, à leur donner du pouvoir sur nous. Pourtant, cette habitude ne fait que nourrir l’anxiété et la frustration.
Si vous observez les personnes qui réussissent, celles qui avancent malgré les tempêtes, vous remarquerez qu’elles ont toutes un point commun : elles concentrent leur énergie uniquement sur ce qu’elles peuvent influencer. Elles ne perdent pas de temps à se plaindre de la conjoncture, du gouvernement ou de la chance des autres. Elles agissent, ajustent, s’adaptent. Elles comprennent que leur véritable pouvoir réside dans leur capacité à contrôler leur réaction face aux événements.
La différence entre subir et avancer réside dans la manière dont nous utilisons notre attention. Plutôt que de gaspiller son énergie sur des éléments hors de portée, pourquoi ne pas l’investir dans ce qui peut vraiment faire une différence ? Vous ne pouvez pas influencer l’état du marché, mais vous pouvez affiner votre stratégie. Vous ne pouvez pas empêcher les critiques, mais vous pouvez apprendre à ne pas les laisser vous atteindre. Vous ne pouvez pas contrôler l’avenir, mais vous pouvez vous y préparer.
En orientant votre attention vers ce que vous pouvez changer, vous retrouvez un sentiment de pouvoir et de sérénité. Plus vous agissez sur les éléments à votre portée, plus vous réduisez l’impact du reste sur votre vie. Moins de stress, plus d’impact.
l existe dans chaque vie une zone d’influence, un espace où nos décisions et nos actions ont un réel impact. Plutôt que de gaspiller de l’énergie sur ce qui échappe à notre contrôle, nous pouvons choisir d’agir sur ces leviers puissants. La première chose sur laquelle nous avons du pouvoir, c’est notre mentalité : la façon dont nous percevons une situation détermine notre capacité à y faire face. En adoptant une vision axée sur les solutions, nous pouvons transformer chaque obstacle en une opportunité de croissance. Ensuite, viennent nos actions, ces gestes quotidiens qui façonnent notre avenir. Chaque jour, nous avons le choix d’avancer, d’apprendre et de progresser. Mais rien de tout cela ne porte ses fruits sans discipline et constance, qui sont entièrement entre nos mains. Ce ne sont pas les circonstances qui dictent notre engagement, mais notre propre volonté de persévérer. Face aux défis, nous avons aussi le pouvoir de choisir notre réaction. Les événements extérieurs sont souvent hors de notre portée, mais notre manière de les interpréter et d’y répondre dépend uniquement de nous. Enfin, notre entourage joue un rôle fondamental : si nous ne pouvons pas changer les autres, nous avons la liberté de nous entourer de personnes qui nous inspirent, nous motivent et nous poussent à nous dépasser. En maîtrisant ces éléments, nous reprenons pleinement le contrôle de notre trajectoire et transformons notre vie avec intention et détermination.
Améliorez-vous de seulement 1% par jour.
Une amélioration de 1% par jour ne représente presque rien dans l’instant. Mais cumulée sur un an, elle produit une croissance exponentielle. Si vous vous améliorez de 1% chaque jour pendant un an, vous serez 37 fois meilleur qu’au début. En revanche, si vous vous détériorez de 1% chaque jour, vous finirez proche de zéro. C’est le principe des effets cumulés : ce que vous faites quotidiennement a plus d’impact que ce que vous faites une seule fois avec intensité. Comme une goutte d’eau qui finit par façonner la pierre, les petites actions répétées créent de grands changements.
Comment appliquer ce principe au quotidien ?
Dans votre travail : Au lieu de chercher une révolution, posez-vous la question : Comment puis-je être juste un peu plus efficace aujourd’hui qu’hier ? Améliorez votre communication, affinez votre technique de vente, optimisez votre gestion du temps.
Dans votre développement personnel : Lisez 10 pages d’un livre inspirant, écoutez un podcast enrichissant, pratiquez un exercice de réflexion. Un petit effort chaque jour construit une grande expertise sur le long terme.
Dans votre discipline : Si vous voulez développer une habitude (sport, écriture, organisation…), commencez par une action minuscule. Si vous voulez courir, commencez par 5 minutes. Si vous voulez lire plus, commencez par une seule page. L’important est la régularité.
Dans votre mindset : Remplacez chaque pensée négative par une pensée constructive. Cultivez la gratitude. Travaillez votre patience et votre résilience. Une petite amélioration mentale chaque jour renforce votre force intérieure.
L’Incroyable Transformation de l’Équipe Britannique de Cyclisme
Pendant plus d’un siècle, l’équipe britannique de cyclisme n’avait rien d’exceptionnel. Médiocre sur la scène internationale, elle n’avait décroché qu’une seule médaille d’or aux Jeux Olympiques en plus de cent ans. Son niveau était si bas que certains fabricants de vélos refusaient même de leur vendre du matériel, de peur que cela nuise à leur réputation. Loin d’être considérée comme une menace, l’équipe évoluait dans l’ombre des grandes nations du cyclisme.
Puis, en 2003, un homme est venu bouleverser cet état de fait. Dave Brailsford, nommé directeur de la performance, apportait avec lui une approche radicalement différente. Il ne promettait pas une révolution immédiate ni un bouleversement spectaculaire, mais s’appuyait sur un concept aussi simple que puissant : la théorie des gains marginaux. Selon lui, si l’on améliore chaque élément de la performance de seulement 1%, ces petits ajustements, accumulés au fil du temps, finiraient par générer un impact colossal. Plutôt que de rechercher un changement brutal, Brailsford a mis en place une série d’optimisations infimes mais constantes. Il a commencé par des ajustements classiques : réduction du poids des vélos, amélioration de l’alimentation des coureurs, perfectionnement des routines d’entraînement et optimisation des postures pour réduire la résistance au vent. Des améliorations modestes, mais qui mises bout à bout commençaient déjà à faire la différence.
Mais ce qui a réellement transformé l’équipe britannique, c’est que Brailsford ne s’est pas arrêté aux aspects techniques évidents. Il a cherché à optimiser chaque détail, même les plus inattendus, dans une approche globale de la performance. Chaque aspect de la vie des athlètes a été analysé et ajusté, dans le but de leur faire gagner un avantage, aussi minime soit-il.
L’équipe a ainsi introduit des pratiques inhabituelles mais incroyablement efficaces. Les cyclistes ont testé différents types de matelas et d’oreillers afin de déterminer ceux qui leur assuraient le meilleur sommeil et donc une meilleure récupération. Ils ont appris à se laver les mains de manière spécifique, afin de minimiser le risque de maladie et d’infections, qui pouvaient altérer leur performance en compétition. L’intérieur du camion de l’équipe a été peint en blanc pour repérer et éliminer plus facilement les particules de poussière susceptibles d’affecter le bon fonctionnement des vélos. Enfin, des ventilateurs industriels ont été utilisés pour accélérer la récupération musculaire après les courses.
Les effets de ces petites améliorations cumulées ne se sont pas fait ressentir immédiatement. Mais, au fil des années, elles ont commencé à produire des résultats impressionnants. En 2008, aux Jeux Olympiques de Pékin, l’équipe britannique de cyclisme a remporté 7 des 10 médailles d’or en cyclisme sur piste, un exploit inimaginable quelques années plus tôt. En 2012, aux Jeux Olympiques de Londres, elle a renouvelé son exploit avec 7 nouvelles médailles d’or, consolidant sa place de leader mondial.
Mais la domination ne s’est pas arrêtée là. Entre 2012 et 2017, les coureurs britanniques ont remporté 5 des 6 derniers Tours de France, une performance exceptionnelle qui a confirmé que cette approche méthodique de l’amélioration continue pouvait transformer radicalement une équipe. En quelques années seulement, l’équipe britannique de cyclisme est passée du statut d’anonyme à celui de référence mondiale, prouvant que le secret du succès ne réside pas nécessairement dans un grand changement soudain, mais bien dans l’accumulation de petites améliorations quotidiennes.
L’histoire de l’équipe britannique de cyclisme est une démonstration éclatante du pouvoir des petits ajustements progressifs. Brailsford et son équipe ont prouvé que les grands résultats ne viennent pas d’un seul coup, mais de l’application rigoureuse de petites améliorations, jour après jour.
Que ce soit dans le sport, les affaires ou la vie personnelle, le principe reste le même : si vous vous améliorez de seulement 1% par jour, ces efforts accumulés finissent par produire un effet exponentiel. Ce ne sont pas les transformations radicales qui font la différence sur le long terme, mais les petits gestes répétés avec constance et discipline.
Capitalisez le plus que vous le pouvez sur la constance et l’amélioration de l’expérience client.
Dans un monde en perpétuel changement, où les crises économiques et les bouleversements du marché peuvent frapper à tout moment, les entreprises qui prospèrent ne sont pas nécessairement les plus grandes ni les moins chères, mais celles qui savent offrir une expérience client exceptionnelle et constante. En période d’incertitude, les consommateurs deviennent plus exigeants, plus méfiants et moins enclins à prendre des risques. Ils recherchent avant tout des marques en qui ils peuvent avoir confiance, des entreprises qui leur garantissent une expérience stable et de qualité, même en période trouble.
Lorsqu’une crise survient – qu’elle soit économique, technologique ou sociale – les habitudes des consommateurs changent. L’anxiété et le doute les poussent à se tourner vers des entreprises qui leur offrent une garantie de stabilité. Un client qui vit une expérience positive, fluide et prévisible avec une marque sera bien plus enclin à lui rester fidèle, même si d’autres alternatives apparaissent. Prenons l’exemple de McDonald’s. Pendant les récessions ou les crises sanitaires, la chaîne de restauration rapide continue de prospérer alors que d’autres restaurants ferment. Pourquoi ? Parce que les clients savent exactement ce qu’ils vont vivre à chaque passage. Ils connaissent le goût des produits, la rapidité du service, et surtout, ils n’ont pas à craindre une mauvaise surprise. Cette constance crée une relation de confiance qui surpasse les turbulences du marché. À l’inverse, une entreprise qui oscille entre un service excellent un jour et médiocre le lendemain envoie un message négatif à ses clients. L’incertitude fait fuir, alors que la régularité rassure.
Dans des périodes de crise ou de mutation, les consommateurs ne se contentent plus d’acheter un produit ou un service. Ils cherchent une expérience rassurante, agréable et efficace. Ceux qui savent offrir une expérience fluide, personnalisée et mémorable ne subissent pas les crises, ils en profitent pour se différencier. À l’inverse, de nombreuses entreprises qui ont négligé l’expérience client ont perdu des clients durablement, car en temps de crise, les consommateurs sont moins tolérants aux erreurs. Ils vont naturellement vers les marques qui leur facilitent la vie, qui offrent du confort et qui les traitent avec considération.
Les entreprises qui résistent aux crises ne sont pas celles qui se contentent de survivre, mais celles qui renforcent leur relation avec leurs clients grâce à une constance irréprochable et une expérience de qualité. En période de changement, les consommateurs ne cherchent pas seulement un bon prix, ils cherchent une marque qui leur apporte stabilité, fiabilité et confort. Ceux qui comprennent cela transforment les défis en opportunités, fidélisent durablement leurs clients et se démarquent de la concurrence. En affaires, et plus encore en temps de crise, la meilleure stratégie n’est pas de baisser les prix ou de couper les coûts, mais d’investir dans l’expérience client et de garantir une constance sans faille. C’est ainsi que l’on bâtit une marque forte et pérenne.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
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J'ai récemment eu la chance de passer du temps avec un client pour qui j’ai beaucoup de respect. Il a créé, développé et vendu de nombreuses entreprises. Je lui ai demandé : « Quelle perle de sagesse pouvez-vous me dire qui vous a donné le succès que vous avez ? »
Il a donné une réponse incroyable : « L'ennemi de l’expérience client, c'est l'orgueil. »
Alors qu'il expliquait ce qu'il voulait dire par cette déclaration profonde, j'ai su que j'écrirais et parlerais de quelque chose.
Si vous avez suivi mon travail, vous savez que l'un de mes concepts préférés est que le client n’a pas toujours raison. Utilisons cela comme point de départ pour comprendre comment l'orgueil peut être l'ennemi du service client.
Lorsque un patron ou une patronne nous enseigne (ou nous dit) que le client a toujours raison, et qu'un jour un client fait une déclaration qui n'est pas juste ou exacte, nous sommes en conflit. Ou peut-être que le client est argumentatif. On nous a appris et dit - peut-être même ordonné - de traiter ce client comme s'il avait raison. Mais ce n'est pas le cas. Par exemple, que se passe-t-il si vous avez une politique de retour de 30 jours et que le client vient rendre l'article au 60e jour, en insistant sur le fait qu'on lui a dit que le magasin avait une politique de retour de 90 jours ? Vous voyez le conflit ? Ils ont clairement tort, et ce conflit est le moment où l'orgueil entre en jeu et fait obstacle à un bon service client.
Pour certains, il est difficile de mettre leur fierté de côté et de faire preuve d'empathie et de sympathie à l'égard du point de vue erroné du client. Même si nous ne disons pas directement au client qu'il a tort, nous disons quelque chose de combatif ou d'argumentatif, même si nous le disons gentiment. Lorsque la fierté nous gêne, nous pouvons nous retrouver à penser :
Ce genre de pensées est le signe que notre fierté nous empêche de servir nos clients au plus haut niveau. Au lieu de cela, réfléchissez à ceci :
N'oubliez pas que le but n'est pas de gagner une dispute. C'est de gagner le client. (Un autre concept que je prêche depuis des années.) Lorsque nous laissons de côté notre orgueil et que nous nous concentrons sur l'aide à apporter, nous obtenons de meilleurs résultats pour toutes les personnes concernées. Ainsi, la prochaine fois que vous vous retrouverez dans une situation où vous savez que le client a tort, demandez-vous : « Qu'est-ce qui est le plus important, avoir raison ou être utile ? » La réponse vous guidera vers un meilleur service client. Ne laissez pas votre fierté vous empêcher de fournir un bon service client !
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca.
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Au Canada nous sommes une économie de service. En 2017, les services représentaient 71 % du produit intérieur brut (PIB) du Canada. À l'échelle mondiale, c'est plus des deux tiers, ce qui signifie que statistiquement parlant, si vous lisez ceci, vous et moi faisons la même chose pour gagner notre vie. Nous vendons peut-être des produits différents, mais nous sommes tous dans le secteur des services. Et je crois que si vous faites cela dans une optique d'hospitalité, vous aurez plus de succès.
Will Guidara partage dans son livre Unreasonable Hospitality son expérience en tant que restaurateur et ancien propriétaire du célèbre restaurant Eleven Madison Park, élu meilleur restaurant du monde en 2017. Ce livre est un véritable guide sur l’art de l’accueil et de l’expérience client, applicable à tous les domaines professionnels.
Le service et l'hospitalité ne sont pas la même chose. Le service, c'est ce que vous faites. Dans la plupart des cas c’est de donner au client ce qu’il désire. L'hospitalité, c'est ce que vous faites pour que les gens se sentent bien. Lorsque vous voyez cette émotion apparaitre dans le visage de quelqu’un vous reconnaissez tout de suite à quel point il est gratifiant et noble de faire preuve de gentillesse envers les autres. Peu importe ce que vous servez, ce que vous vendez, la façon dont vous faites ressentir aux gens sera ce dont ils se souviendront le plus.
L'hospitalité, c'est ce que vous faites pour que les gens se sentent bien.
Maintenant, pourquoi l'hospitalité déraisonnable ? Eh bien, vous regardez à travers les disciplines, que ce soit les directeurs, les athlètes, les designers ou les entrepreneurs, les plus performants sont implacables pour donner vie à la meilleure version d'eux-mêmes ou de leur produit. Ils sont déraisonnables dans leur quête. L'hospitalité déraisonnable signifie vraiment faire le choix d'être déraisonnable dans la façon dont vous faites ressentir les gens, car vous êtes le produit que vous vendez à ces personnes. Peu importe la qualité de votre produit. Peu importe la force de votre marque. Finalement, et ce n'est pas une déclaration subjective, c'est objectif. L'histoire l'a prouvé. Quelqu'un viendra et construira un meilleur produit ou créera une marque plus forte. C'est simplement une question de temps. Le seul avantage concurrentiel qui existe réellement passe par un investissement constant et généreux dans les relations. Parce que les relations prennent beaucoup de temps à se construire et, lorsqu'elles sont construites correctement, la fidélité que vous obtenez met incroyablement longtemps à s'éroder. Et la meilleure façon d'investir dans les relations passe par l'hospitalité.
L'hospitalité déraisonnable se produit lorsque vous pouvez motiver une équipe de personnes à faire trois choses.
Premièrement. Être présent.
Cela signifie se soucier tellement de la personne avec qui on est qu'on cesse de se soucier de tout le reste. Et de nos jours, avec les téléphones portables qui sont des sources de distraction perpétuelle dans nos poches ou avec notre liste de choses à faire qui ne cesse de s'allonger, il peut devenir vraiment difficile de ralentir suffisamment longtemps pour écouter réellement ceux qui nous entourent. Avec l'hospitalité, il faut parfois ralentir pour pouvoir accélérer.
Deuxièmement. Prenez ce que vous faites au sérieux, mais prenez-vous moins au sérieux.
Trop souvent, les personnes travaillant dans le service à la clientèle laissent leurs propres normes les empêcher de donner à leur entourage ce qui leur apporterait le plus de joie. Dès l'instant où vous laissez votre marque vous dire que vous n'avez pas le droit de faire quelque chose qui rendrait heureux l'un de vos principaux partenaires, c'est toute la relation qui est faussée.
Troisièmement. L'hospitalité consiste à faire en sorte que les gens se sentent considérés.
La meilleure façon d'y parvenir est de les traiter non pas comme une marchandise, mais comme des individus uniques. La meilleure forme d'hospitalité n'est pas une taille unique. Les plus grands gestes sont faits sur mesure pour les personnes à qui vous les offrez. Vous leur donnez des histoires qu'ils auront envie de raconter encore et encore, faisant votre marketing à votre place bien mieux que vous ne pourriez jamais le faire vous-même.
Une des anecdotes marquantes du livre Unreasonable Hospitality illustre parfaitement la philosophie de Will Guidara sur l'importance des petites attentions qui créent des moments inoubliables pour les clients. Un jour, un groupe de touristes d’Espagne dînait au restaurant Eleven Madison Park. En discutant avec eux, un serveur a appris que c’était leur dernier soir à New York et qu’ils n’avaient pas eu le temps de goûter un vrai hot-dog new-yorkais, une expérience qu’ils regrettaient de ne pas avoir vécue.
Plutôt que d’ignorer ce détail, l’équipe du restaurant a immédiatement réagi. Tandis que les clients savouraient leur repas gastronomique, un employé est sorti discrètement acheter des hot-dogs dans un stand de rue. Un peu plus tard, à la grande surprise des convives, les hot-dogs sont arrivés à table, joliment présentés sur un plateau en argent, accompagnés des garnitures et sauces classiques.
Ce geste simple, mais totalement inattendu, a transformé un excellent dîner en une expérience inoubliable. C’était bien plus qu’un repas : c’était un moment de pur plaisir et de connexion humaine, qui incarnait la philosophie d’« hospitalité déraisonnable ».
L’idée clé derrière cette anecdote ? L’excellence du service ne repose pas uniquement sur la qualité des produits ou des installations, mais sur la capacité à écouter et à transformer de petits détails en souvenirs impérissables.
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici.
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Certains dictons très populaires dans le monde des affaires sont potentiellement préjudiciables à votre organisation. Voici la compilation de dix mythes commerciaux populaires. Ne faites pas l'erreur de les croire !
1. Un client fidèle est un client loyal : Non, il s'agit simplement d'un client fidèle. Vous devez comprendre pourquoi ils reviennent. Peut-être que votre emplacement est plus pratique. Peut-être avez-vous un prix plus bas. Dès qu'un concurrent dispose d'un meilleur emplacement ou d'un prix plus bas, ne vous étonnez pas de voir le client « fidèle » disparaître.
2. Nous voulons des clients satisfaits : *Une étude annuelle sur le service à la clientèle a révélé qu'un client sur quatre (23 %) ne reviendra pas dans une entreprise qui l'a juste satisfait. Satisfaisant, c'est la moyenne. Nous devons faire mieux que cela.
3. Seule les gens de première ligne ont besoin d'une formation au service à la clientèle: Chaque membre d'une organisation est responsable de son rôle dans le service à la clientèle. S'ils ne sont pas en contact direct avec les clients, ils soutiennent quelqu'un qui l'est, ou ils font partie du processus qui a un impact sur le service et l'expérience globale.
4. Les programmes de fidélisation des clients créent des clients fidèles : Les programmes de fidélisation sont généralement axés sur les points, les avantages et les réductions. En réalité, il s'agit de programmes de marketing qui permettent de fidéliser les clients. Nous aimons les clients fidèles, mais il ne faut pas croire que vos clients fidèles sont vraiment loyaux.
5. Tous les clients doivent être traités de la même manière : Tous les clients doivent être traités avec le même respect. Cependant, les clients d'aujourd'hui veulent une expérience personnalisée. Cela signifie une expérience individualisée.
6. La technologie peut remplacer l'interaction humaine: Les entreprises ont essayé, mais cela n'a pas fonctionné. Même Amazon dispose d'une assistance clientèle en direct. Je m'en tiens à ce que j'ai dit il y a quelques années : "La meilleure technologie du monde ne peut pas remplacer l'outil ultime de construction d'une relation entre un client et une entreprise : le contact humain.
7. Un produit de qualité est un gage de réussite : Cela aide, mais ce n'est pas une garantie. Des études ont prouvé que même si vous avez le meilleur produit mais que vous traitez mal le client, il trouvera un autre endroit pour acheter ce que vous vendez, même si le produit n'est pas tout à fait aussi bon. L'inverse est également vrai. Le meilleur service ne fera pas revenir vos clients si le produit ne fait pas ce qu'il est censé faire. Il faut donc combiner un produit et un service de qualité.
8. La formation en expérience client est un événement ponctuel : De nombreuses entreprises intègrent un module de formation au service à la clientèle dans leur parcours d'intégration. C'est un bon début, mais il doit être durable. J'aime à dire: « La formation au service à la clientèle n'est pas quelque chose que l'on fait, c'est quelque chose que l'on fait. C'est quelque chose que l'on fait." Une formation continue et/ou des rappels sont la clé d'une culture axée sur le client réussie.
9. Le service client est ce qui arrive quand l'expérience client échoue: Le service client n'est pas un département. C'est une philosophie qui doit être adoptée par tous les membres de l'entreprise. En revanche, le support client est un département. Ne confondez pas les deux. L'un concerne votre culture. L'autre consiste à traiter les réclamations et à aider les clients à résoudre leurs problèmes ou à répondre à leurs questions.
10. Le client a toujours raison : Nous terminerons par ma préférée. Non, le client n'a PAS toujours raison, mais il est toujours le client. Alors, s'il a tort, laissez-le se tromper avec dignité et respect !
*Juste à nous écrire et il nous fera plaisir de vous fournir les détails : mario@marioloubier.ca
Mario Loubier est un expert en vente, service client/CX et en Leadership un conférencier/formateur primé et un auteur du livre : Vendre ça se passe ici. Pour en savoir plus sur les conférences de Mario sur le service client, l'expérience client, la vente et sur ses ateliers de formation au service client, consultez le site www.marioloubier.ca. Connectez-vous avec Mario sur LinkedIn.