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Négatif Seulement

Posté le 26/10/2016

 

Texte de Mario Loubier

 

Avez-vous déjà vu un bébé ou un jeune enfant être négatif? Cherchez tant que vous voudrez, vos chances sont très minces d’en trouver un. 

 

On ne nait pas négatif, on le devient. 

 

Shawn Achor de l’Université de Harvard nous rappelle que les gens capables de créer des idées positives sont 30 % plus productifs, génère 37 % plus de vente et prolonge leur durée de vie d’environ 10 ans. Les recherches démontrent que la plupart des gens se plaignent au moins une fois par minute au cours d'une conversation. Se plaindre est tentant parce qu'il nous fait bien sentir, mais comme beaucoup d'autres choses qui peuvent vous semblez agréables, tels que le tabagisme ou manger une douzaine de beignes, se plaindre n’est pas bon pour vous.

 

Votre cerveau aime l'efficacité et n'aime pas travailler plus dur qu'il ne doit. Lorsque vous répétez un comportement, tel que vous plaindre, vos neurones se connectent une à l'autre afin de faciliter la circulation de l'information. C’est donc ainsi plus facile de répéter ce comportement. En fait, ça rend le tout si simple que vous ne vous en rendez même pas compte.

 

Vous ne pouvez blâmer votre cerveau. Qui voudrait construire un pont temporaire chaque fois que vous devez traverser une rivière? Il est beaucoup plus logique de construire un pont permanent. Ainsi, vos neurones se rapprochent l’une de l’autre et les liens entre elles deviennent permanents. Les scientifiques décrivent ce processus de la façon suivante : « Des neurones qui sont stimulés en même temps sont des neurones qui se lient ensemble. »

 

Le fait de se plaindre de façon régulière et répétitive reconnecte votre cerveau et augmente les chances que le tout se répète. Au fil du temps, vous trouverez qu'il est plus facile d'être négatif que positif, peu importe ce qui se passe autour de vous. Se plaindre deviendra ainsi votre comportement par défaut. Mais si seulement ça s’arrêtait là…

 

Cette situation endommage d’autres endroits de votre cerveau. Les recherches de l'Université de Stanford ont démontré que le fait de se plaindre rétrécit l’hippocampe. Il s’agit d’une zone du cerveau qui est essentielle à la résolution de problèmes et la pensée intelligente.

 

Se plaindre est aussi mauvais pour votre santé. Lorsque vous vous plaignez, votre corps libère du cortisol, l'hormone du stress. Le cortisol vous fait passer en mode combat ou de fuite, et dirige l'oxygène, le sang et l'énergie dans les systèmes qui sont essentiels à la survie immédiate.

 

Tout le cortisol libéré par le fait de se plaindre souvent altère votre système immunitaire et vous rend plus sensible aux taux de cholestérol élevés, au diabète, aux maladies cardiaques et à l'obésité. Il rend même le cerveau plus vulnérable aux accidents cérébraux vasculaires.

 

Attendez, ce n’est pas tout! 

Puisque les humains sont par nature sociaux, notre cerveau veut imiter de façon naturelle et inconsciente les humeurs de ceux et celles qui nous entourent.   En particulier celles avec qui nous passons beaucoup de temps. Ce phénomène s’appelle miroir neuronal. Il est à la base de notre capacité à être empathique. Le problème c’est que ce même système enclenche une suite de personnes qui se plaindra à leur tour. Un peu comme si vous vous trouvez avec quelqu’un qui fume. Vous serez affecté par la fumée secondaire. Soyez prudent à côtoyer des personnes qui se plaignent sans cesse. Ils veulent simplement que vous rejoigniez leur club de pitié afin qu’eux-mêmes se sentent mieux. Agissez avec les plaignards comme avec les gens qui fument, tenez-vous loin!

 

Il y a deux choses que vous pouvez faire quand vous sentez le besoin de vous plaindre. La première consiste à cultiver une attitude de gratitude. Lorsque ce sentiment vous atteint, passez votre attention sur quelque chose pour lequel vous êtes reconnaissant. Prendre ce moment est la bonne chose à faire, car en fait il réduit le cortisol, l'hormone de stress de 23 %. Les recherches menées à l'Université de Californie ont constaté que les gens qui ont travaillé tous les jours à entretenir une attitude de gratitude expérimentent une amélioration de leur humeur et de leur niveau d’énergie. Chaque fois que vous réalisez que vous avez des pensées négatives, utilisez-les comme un signal afin de penser à quelque chose de positif.

 

La deuxième chose que vous pouvez faire lorsque vous n’avez pas le choix de vous plaindre est de vous engager immédiatement dans un processus de résolution. Lorsque je n’ai pas d’autres choix que de me plaindre, j’ai développé avec le temps un automatisme. La phrase suivante me vient en tête : quand il y a un problème, il y a une solution. Je décide ensuite si j’ai ou non du contrôle sur ma plainte. Si je n’en ai pas, je passe immédiatement à autre chose. Si j’en ai, je m’attarde tout de suite à trouver des pistes de solutions, ou quelqu’un pour m’aider. 

 

Avoir des pensées négatives, se plaindre et trainer des idées noires au bout du compte ne servent qu’à attirer de la pitié autour de vous… Enfin, c’est ce que vous pensez !  Je serai peut-être un brin cynique, mais sérieusement qui se préoccupe sincèrement de vos problèmes? Vous en doutez? La prochaine fois que quelqu’un vous demandera : comment ça va? Commencer à débiter comment la vie est difficile et injuste et bla-bla-bla… Vous les verrez détaler comme un lapin. 

 

Allez tout le monde : Positif Seulement!

 

 

Mario Loubier aide les gens à mettre en place des techniques et stratégies pour influencer les autres afin de créer leur engagement en matière de vente, service à la clientèle, coaching et leadership.

Pour de plus amples détails sur les services de formation, conférences et coaching contactez-le au 514-434-9423 ou info@marioloubier.com

 

 

 

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